Le départ de Carlos Tavares va entraîner un rabattage des cartes au sein du groupe Stellantis qui réunit 14 marques. Et justement, certaines d’entre elles, moins rentables, pourraient ne plus trouver leur place au sein de cette galaxie. En coulisses, on parle des positions plus que délicates que Citroën et de Peugeot.
Industrie - Page 27
En théorie, l’Europe basculera vers la voiture électrique au 1er janvier 2035. Une transition forcée, mais qui ne se produira peut-être pas non plus de la manière dont on l’imagine. Car en coulisses, les tractations d’un parti européen vont bon train pour ralentir l’interdiction des véhicules thermiques.
Partout dans la presse, on parle de l’accord commercial entre l’Europe et les pays sud-américains du Mercosur. Si l’agriculture est souvent évoquée, ce partenariat pourrait aussi avoir de grosses répercussions sur le secteur automobile et les constructeurs européens. Mais dans le bon sens du terme.
L’industrie automobile européenne est en difficulté, ce n’est pas nouveau. En cause, ses tergiversations à prendre le tournant de la voiture électrique. Or, ces hésitations ont entraîné des retards dans les investissements et finalement ouvert un boulevard aux constructeurs chinois. Pour essayer de sortir de l’ornière et retrouver un peu d’indépendance, l’Europe vient de débloquer 3 milliards d’euros pour la question des batteries. Mais est-ce suffisant ?
Pour protéger son industrie, l’Europe vient de lever de nouvelles taxes contre les voitures électriques importées de Chine. Et Trump en rajoutera une couche prochainement aux États-Unis. Mais ce qui n’était pas attendu, c’est que la Chine prévoit de riposter avec une nouvelle taxation sur les exportations sur les puces électroniques. De quoi rendre tous les produits Tech – et donc les voitures – beaucoup plus chers.
La situation des constructeurs européens n’est pas brillante et les restructurations d’envergure sont annoncées. C’est le cas chez Volkswagen où l’intention des ouvriers est désormais d’organiser des grèves prolongées. Les clients belges ayant commandé une voiture doivent-ils s’en inquiéter ?
Dans le secteur automobile, la plus grosse nouvelle de cette semaine – et de ces dernières semaines – est celle de la séparation de Carlos Tavares et du groupe Stellantis. Jusqu’ici laconiques, les informations faisaient croire à une séparation en bons termes. Mais la réalité semble être tout autre...
L’automobile, particulièrement européenne est en crise. Et les ravages sont évidemment beaucoup plus larges que chez les seuls constructeurs. Rien que sur l’année 2024, ce sont en effet plus de 50.000 postes qui ont été supprimés chez les équipementiers, comme Continental, Bosch, Michelin, etc. À quand la fin ?
Jusqu’ici, le spécialiste européen Northvolt constituait une des seules pistes pour s’affranchir de la dépendance chinoise pour les batteries des voitures électriques. On espérait sa montée en puissance, mais c’est le scénario inverse qui s’est produit, l’industriel ayant fait faillite. Mais les choses se corsent : des pourparlers de reprise seraient en cours avec le chinois CATL. De quoi mettre une nouvelle fois à mal les ambitions d’indépendance de l’Europe ?
Audi a récemment décidé de fermer le site de production de Forest pour le Q8 e-tron et de délocaliser sa production au Mexique pour des raisons des coûts. Sauf que le retour de Trump à la Maison-Blanche promet la levée de droits de douane salés vis-à-vis de certains de ses partenaires commerciaux, dont le Mexique. Une (grave) erreur d’appréciation ?