Industrie - Page 47
Dans les hautes sphères européennes, les tractations vont bon train pour évaluer la possibilité d’autoriser les carburants synthétiques pour alimenter les nouvelles voitures thermiques qui pourraient – très hypothétiquement – être vendues après 2035. Cela dit, le développement et la production des e-fuels auront un coût sociétal que certains jugent trop élevé alors que d’autres voient cette solution comme salvatrice. On fait le point.
Si les voitures électriques deviennent de plus en plus populaires, on ne s’attendait pas à ce que l’une d’entre elle devienne aussi rapidement la voiture la plus vendue au monde. Avec 267.171 unités vendues, c’est la Tesla Model Y qui marque ce tournant historique tout comme ce premier trimestre de 2023.
L’annonce fait plaisir : la France va accueillir à Dunkerque une gigafactory de batteries pour voitures électriques. Et ce n’est pas tout : le suédois Northvolt renonce aussi à s’installer aux États-Unis pour privilégier l’Allemagne avec une nouvelle méga-usine de cellules. De quoi sauver l’industrie automobile européenne de la menace chinoise ? Pas si vite…
L’embargo russe sur le pétrole ne semble pas être une mesure efficace, car le carburant extrait du plus grand pays du monde continue d’affluer sur le marché européen par des voies détournées. L’Union européenne entend donc prendre des mesures supplémentaires de blocage de ces importantes, ce qui pourrait entraîner de nouvelles hausses de prix à la pompe. Mais est-ce le souhait des automobilistes ?
À partir du 1er juillet 2023, la déduction fiscale accordée de 100% pour une voiture hybride rechargeable sera réduite. C’est donc la course contre la montre actuellement avec un afflux important dans les concessions afin d’obtenir le plus vite possible un bon de commande.