La guerre pour la voiture électrique est désormais ouverte entre tous les constructeurs. Dans cette bataille, les Chinois ont pris une avance considérable. Au point de menacer l’industrie européenne qui pourrait payer le prix fort de son retard. Selon une étude, ce pourrait se chiffrer à 24 milliards d’euros par an !
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On pense souvent qu’acheter une voiture chez un concessionnaire se fait dans la confiance mutuelle. Mais ce n’est pas toujours le cas, comme le démontre l’organisme Car-Pass qui a découvert une fraude au compteur kilométrique d’un genre nouveau et (presque) indétectable.
Carlos Tavares, PDG de Stellantis, l’avait laissé entendre : la transition vers la voiture électrique allait avait un coût social non négligeable chez les industriels. En effet, Stellantis vient d’annoncer la suppression de (premiers) 33.000 postes. Le début d’une hécatombe ?
Depuis le début de l’année, la croissance du marché automobile européen se poursuit. En mars 2023, il s’est vendu près de 30% de voitures en plus qu’au cours de la même période de l’année précédente. Si les voitures électriques se vendent de mieux en mieux, les modèles à essence restent toutefois les plus populaires auprès des automobilistes.
Alors que l’Europe essaie de s’organiser pour produire ses propres batteries, les Chinois prévoient déjà de construire plusieurs gigafactories sur notre sol. C’est le cas d’entreprise SVolt (Great Wall) qui a prévu d’implanter 5 usines de production pour un objectif colossal de 50 gigawattheures de batteries produites par an d’ici 2030. Les Européens sont-ils encore à bord ?
Tout porte à croire que le véhicule électrique ne pourra s’imposer que si ses prix se démocratisent. Une réalité dont les constructeurs ont parfaitement conscience. Car désormais, le Graal, c’est de pouvoir proposer une voiture à batterie à moins de 25.000 euros. Reste à savoir quand ?
Depuis la guerre en Ukraine, tous (ou presque) les constructeurs automobiles occidentaux ont quitté le territoire russe. Comme on pouvait s’y attendre, les constructeurs chinois se sont rapidement infiltrés sur ce marché et ils trustent aujourd’hui les showrooms et les rues. Au grand dam des Russes qui, manifestement, n’aiment pas du tout les produits de l’empire du Milieu.