Depuis le début de l’année, la croissance du marché automobile européen se poursuit. En mars 2023, il s’est vendu près de 30% de voitures en plus qu’au cours de la même période de l’année précédente. Si les voitures électriques se vendent de mieux en mieux, les modèles à essence restent toutefois les plus populaires auprès des automobilistes.
Industrie - Page 46
Alors que l’Europe essaie de s’organiser pour produire ses propres batteries, les Chinois prévoient déjà de construire plusieurs gigafactories sur notre sol. C’est le cas d’entreprise SVolt (Great Wall) qui a prévu d’implanter 5 usines de production pour un objectif colossal de 50 gigawattheures de batteries produites par an d’ici 2030. Les Européens sont-ils encore à bord ?
Tout porte à croire que le véhicule électrique ne pourra s’imposer que si ses prix se démocratisent. Une réalité dont les constructeurs ont parfaitement conscience. Car désormais, le Graal, c’est de pouvoir proposer une voiture à batterie à moins de 25.000 euros. Reste à savoir quand ?
Depuis la guerre en Ukraine, tous (ou presque) les constructeurs automobiles occidentaux ont quitté le territoire russe. Comme on pouvait s’y attendre, les constructeurs chinois se sont rapidement infiltrés sur ce marché et ils trustent aujourd’hui les showrooms et les rues. Au grand dam des Russes qui, manifestement, n’aiment pas du tout les produits de l’empire du Milieu.
Si l’Europe ambitionne d’organiser rapidement sa propre production de batteries, l’ONG Transport & Environment estime que la majorité des projets d’usines est déjà menacée. En effet, ces méga-usines pourraient être en fait construites aux États-Unis, où l’Inflation Reduction Act prévoit de plantureux subsides.
Le plus gros fournisseur de batteries pour voitures électriques du monde, CATL, proposerait à certaines marques chinoises des tarifs préférentiels qui permettraient à ces derniers d’être plus compétitifs. De quoi mettre les constructeurs occidentaux en difficulté ?