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ESSAI Mercedes C 200d estate : condamnation à tort

La politique a prématurément conduit les diesels au bûcher, même s’ils ont encore leurs atouts et leur raison d’être. La Mercedes C 200d prouve que, surtout dans sa version break, elle est une grande routière polyvalente.

Écrit par Alain De Jong | 01/05/2022

En 2022, le crossover électrique est le nouveau modèle de référence du monde automobile. La forme plus haute de sa carrosserie permet de placer la batterie dans le plancher et de créer ainsi de libérer de l’espace intérieur. Mais cette nouvelle tendance a également entraîné la disparition progressive des types de voitures classiques. Il suffit de penser au diesel, très populaire jusqu’à il y a peu. De nos jours, il faut bien chercher dans les catalogues des fabricants pour ce genre de motorisations qui heureusement sont toujours proposées par certains.

Fiscalité pénalisante

C’est pourquoi nous n’avons pas hésité à mettre la nouvelle Mercedes Classe C avec un moteur diesel à l’épreuve. Celle-ci n’a pas une grande carrière devant elle, car le public des conducteurs professionnels est fiscalement contraint de s’orienter vers des modèles hybrides ou électriques.

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Cependant, cette version avec son turbo diesel à hybridation légère et couplée à la boîte automatique 9G possède encore de nombreux atouts qui continueront certainement à plaire aux conducteurs assidus. La puissance et l’agilité de la 200d sont plus que suffisantes pour une conduite nerveuse, tandis que la consommation est également maîtrisée avec un bon 5l/100 km diesel durant notre essai.

Mercedes C200d

Le réservoir de 66 litres offre une autonomie de plus de 1 200 kilomètres, ce qui permet d’effectuer de longs trajets en une seule fois. L’angoisse de l’autonomie ? Le conducteur d’une C 200d ne la connaîtra pas, car l’Europe est encore densément équipée de stations diesel.

Polluer ? Ce n’est pas catastrophique si l’on considère la faible consommation qui peut être obtenue dans presque toutes les circonstances. On est à cent lieues des hybrides essence, dont la consommation double souvent si le propriétaire ne branche pas systématiquement son véhicule et/ou effectue de nombreux longs trajets. En réalité, la condamnation à mort du moteur diesel semble un peu prématurée et radicale. C’est en tout cas ce qui ressort clairement de l’essai de la nouvelle Mercedes C 200d.

Mangeuse de kilomètres

C200d

Sur la route, cette Mercedes C 200d fait merveille. Les 163 ch du 2 litres avec un supplément de 20 ch fournit par l’alterno-démarreur sont suffisants. Si cela ne suffit pas, le gamme diesel comprend également un bloc de 200 ch dans la C 220d et de 265 ch dans la C 300d. La bonne nouvelle, c’est que la plateforme MAR II (que l’on retrouve également sur la Classe S) garantit une conduite solide et sûre.

Mercedes C-Klasse

À bord, un tableau de bord numérique moderne et une tablette de 11,9 pouces dans la console centrale donnent à la Classe C une allure high-tech. Toutes les fonctions sont ainsi commandées de manière très intuitive, de sorte que l’on se sent immédiatement à l’aise dans ce break qui est également légèrement plus spacieux que son prédécesseur. Cela signifie que les passagers à l’arrière sont confortablement installés et que l’espace de chargement dans le coffre est suffisant. La finition de l’intérieur est quant à elle de très haut niveau, seuls les plastiques durs du bas peuvent mériter quelques critiques.

Mercedes C koffer coffre

Malheureusement, le prix de cette voiture confirme son caractère haut de gamme. La version de base du break Mercedes C 200d coûte 45 980 euros, mais dans la version AMG Line et avec quelques options, le prix de notre véhicule d’essai atteignait 62.605 euros !

Conclusion

Cette Mercedes C 200d prouve que les choix politiques en matière d’écomobilité sont critiquables et prématurés, et que le diesel peut encore faire un très bon travail dans la phase de transition.

ESSAI Mercedes C 200d estate Condamnation à tort

La Mercedes C 200d Break en chiffres

Moteur : turbo diesel + mild hybrid ; 1,993 cc, 163 cv à 3,200 opm et 380 Nm à 1,500 opm

Transmissions : roues arrière

Boîte de vitesses : automatique à 9 vitesses

L/B/H (mm) : 4,793/1,900/1,468

Poids à vide (kg) : 1 780

Volume du compartiment à bagages (l) : 490/1 510

Capacité du réservoir (l) : 66

De 0 à 100 km/h (sec.) : 7,8

Vitesse maximale : 226 km/h

Consommation de carburant WLTP : 4,7 l/100 km

CO2 : 112 g/km

Prix : 45.980€

TLC. : Flandre : 634,26€ ; Wallonie et Bruxelles : 495€

Taxe de circulation : Flandre : 479,34€ ; Wallonie et Bruxelles : 446,03€

Ecomalus Wallonie : 0€

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