ESSAI SsangYong Korando : YES, WE CAN !

La 3e génération de Korando aura vécu 10 ans, l’âge de Mathusalem pour un modèle asiatique ! Normal, dès lors, que son successeur naisse d’une page blanche. Non sans conforter la présence de SsangYong dans le segment C des SUV.

ESSAI SsangYong Korando : YES, WE CAN !

Si les Korando I (1982, sosie du CJ-7) et II (1996, utilisant le châssis raccourci du Musso et des moteurs Mercedes) trimbalaient les gènes des jeeps préhistoriques, le III (2010, un SUV traction) a presque fait croire que SsangYong devenait un constructeur comme les autres. Assemblé en Corée du Sud et dans cinq marchés émergents, ce 3e Korando n’a pourtant pas connu autant de succès en Europe occidentale. Il faisait néanmoins entrer, dans la planète SsangYong, la modernité conceptuelle et la normalité esthétique…

KORea cAN DO

Plus humoristiques qu’on ne pourrait le penser, les Coréens donnent du sens aux noms de leurs modèles. Si Tivoli se lit en palindrome (I lov’ it), Korando dissimule un message à peine moins clair : KORea cAN DO. Le Korando IV l’a fait : être désormais l’alternative 100% crédible aux SUV des généralistes bien en place (Hyundai Tucson, Kia Sportage, Nissan Qashqai, Peugeot 3008, Renault Kadjar et autres), sans plus être largué – question finition, qualité perçue et sophistication technique – par les bien plus onéreux et souvent surfaits Audi Q3, BMW X1, Mercedes GLA, Volvo XC 40, etc. D’entrée de jeu, SsangYong offre sur ces concurrents, proches ou lointains, un gros avantage sur le ratio prix/équipement. Sans oublier les 5 ans/100.000 km de garantie usine que les autres marques, européennes surtout, sont loin de proposer.

Intelligent

La première opinion positive vient du style, plus en adéquation avec celui du Tivoli et du dernier Rexton surtout, plus plaisant et consensuel. Finie la silhouette aux arrondis mous du modèle précédent ! Les volumes du nouveau Korando sont plus carrés et, à l’évidence, plus généreux. Hors-tout, la voiture est 4 cm plus longue (l’empattement fait 2,5 cm de mieux) et 4 cm plus large. Elle s’avère donc logiquement plus habitable et spacieuse en coffre. Comme sur les vrais 4×4 conçus pour rouler dans la boue, elle a des portes qui couvrent les seuils d’accès, nous laissant les mollets (bas, pantalons ou jupes longues) propres en cas de contact.

Bien mis, voire opulent

À l’évidence, l’aménagement intérieur d’un SsangYong n’a jamais été aussi léché. Le Korando fait même mieux que le Rexton, qui nous avait déjà épatés sur cet aspect. Les accostages entre les panneaux de portes et le tableau de bord, redessiné comme celui d’un SUV de luxe, sont plus rigoureux et les matériaux mieux assortis. Nuançons quand même notre avis en précisant que nous avons conduit un Sapphire 4WD automatique, soit le Korando le plus cher, pourvu de toutes ses options (jantes de 19”, hayon et toit ouvrant électriques), exception faite de l’intérieur beige. Cette exécution haute offre du cuir véritable – et non un ersatz comme sur l’Onyx, la finition juste en dessous – ou encore des phares full-LED, des sièges avant ventilés (en plus d’être chauffants de série dès le 2e niveau d’équipement Amber) et à réglages électriques côté conducteur, en ce inclus le support lombaire. C’est Byzance !

Bien motorisé, connecté et assisté

Aux 15 aides à la conduite déjà fournies de série dès l’exécution de base Crystal, la Sapphire en ajoute 3 : la détection d’angle mort, l’assistance au changement de voie et l’alerte de trafic transversal à l’arrière. Ça nous fait beaucoup de bips sonores mais peu agressifs et donc très supportables. Le Korando n’a dès lors rien à envier au plus protecteur des SUV premiums. Pas étonnant qu’il ait fayotté aux crash-tests Euro-NCAP, où il a reçu ses gommettes : 5 étoiles ! Il gagne un autre accessit en offrant les connectivités Apple Carplay et Android Auto dès le niveau Amber.

Moteurs modernes

Le Korando reprend les deux mêmes moteurs que le nouveau Tivoli, et les deux boîtes de vitesses qui vont avec. Nous avons goûté au diesel 1.6 e-XDi 136ch/320Nm en boîte auto, immédiatement disponible. Bien insonorisé et volontaire dans l’effort, il est certes moins puissant que l’ancien 2 litres 200 e-XDi, mais à peine moins coupleux et certainement moins producteur de CO2, donc plus sobre. Le 1.5 T-GDi 163ch essence arriva en novembre et la version 100% électrique EV fin 2020.

Conclusion

Aux incroyables rapports qualité/prix et prix/équipements traditionnels de la marque, le Korando ajoute un style réellement convaincant et une finition n’ayant à rougir devant personne. Nous vous invitons à la curiosité !

Le Korando 1.6 e-XDi 2WD en quelques chiffres

Moteur : 4 cylindres en ligne, turbo diesel, 1.597cc ; 136ch à 4.000tr/min ; 324Nm à 1.500tr/min.

Transmission : aux roues avant.

Boîte : manuelle 6 rapports.

L/l/h (mm) : 4.450/1.870/1.620

Poids à vide (kg) : 1.485

Coffre (l) : 551 – 1.248

Réservoir (l) : 47

0 à 100 km/h : NC

Prix : 23.990€ TVAC

Puissance : 136 ch

V-max : 180 km/h

Conso. mixte : 5,7 l/100km

CO2 : 149 g/km

Autre motorisation

1.5 T-GDi : 163ch ; 7,3l/100km ; 191km/h ; 20.990€ TVAC

1.5 T-GDi AWD : 163ch ; 8,1l/100km ; 191km/h ; 28.990€ TVAC

1.6 e-XDI AWD : 136ch ; 6,3l/100km ; 180km/h ; 31.990€ TVAC