Les chiffres de l’année 2025 confirment ce que le marché ressent depuis plusieurs années. En 2025, Dacia a poursuivi sa progression en Europe et s’est hissée sur la deuxième marche du podium des ventes à clients particuliers. Avec 697.408 ventes l’an dernier, la marque franco-roumaine enregistre une croissance de +3,1% par rapport à l'année 2024 et elle a franchi la barre des 10 millions de véhicules vendus depuis 2004. Dacia, c’est une idée de génie, celle de Louis Schweitzer qui nous a quitté récemment.
Il n’y a pas un modèle qui ne cartonne pas : La Sandero est le modèle le plus vendu en Europe, le Jogger s’est bien installé chez les familles, le Duster enchaîne les générations sans faibli tandis que le récent Bigster a marqué un nouveau tournant. En osant ce SUV plus grand et plus statutaire tout en restant fidèle à sa promesse de prix, Dacia est en train de signer un nouveau succès. Dès lors, pourquoi s’arrêter là ?
Une nouvelle petite électrique
Premier chantier identifié : une nouvelle voiture électrique urbaine. La Spring a joué un rôle clé en démocratisant l’accès à la voiture électrique, mais elle arrive aujourd’hui à la limite de son concept. Le marché a évolué et les attentes aussi. Dacia le sait.
Publicité – continuez à lire ci-dessous
La marque prépare ainsi une nouvelle petite voiture électrique, développée sur la base technique de la récente Renault Twingo E-Tech. Plus moderne dans sa conception, mieux adaptée aux usages européens, elle adoptera une silhouette compacte avec un hayon plus vertical, pensée pour offrir davantage de polyvalence au quotidien.
Dans une interview donnée à Automotive News Europe, Frank Marotte, directeur des ventes de Dacia, assume cette orientation. Selon lui, le segment A bascule rapidement vers l’électrique et il devient indispensable de proposer des modèles plus compétitifs. L’objectif n’est pas de remplacer la Spring à l’identique, mais de proposer une alternative plus actuelle sans renier l’ADN d’accessibilité de la marque.
Produite en Europe comme la Twingo (et sur les mêmes chaînes probablement), cette nouvelle citadine bénéficiera sans doute aussi du contexte réglementaire plus favorable, même si les règles européennes pour les « e-cars » se font toujours attendre.
L’idée d’une autre familiale
Le second axe de développement est tout aussi révélateur des ambitions du constructeur. Dacia travaille sur un modèle compact plus accessible et qui viendrait compléter l’offre du Bigster et du Jogger. Il s’agit donc d’une voiture pensée pour les familles (nom de code C-Néo) avec une silhouette plus aérodynamique que celle d’un SUV (et possiblement break) et avec des motorisations essence, hybride et LPG.
La CEO de Dacia, Katrin Adt, a expliqué qu’il existe une demande réelle pour des voitures familiales abordables, surtout dans un contexte d’inflation pour les acheteurs. En outre, une carrosserie plus compacte permet aussi de répondre aux attentes d’une consommation maîtrisée. Sans le dire explicitement, cette future familiale viendrait se frotter à des références comme la Skoda Octavia ou la Toyota Corolla, avec une promesse : offrir l’essentiel à un prix plus accessible.
Frank Marotte rappelle au sujet de ce futur modèle qu’un design robuste et attractif n’est pas réservé aux SUV. Le succès des versions Stepway, qui représentent une large part des ventes de Sandero, prouve que l’ADN visuel de Dacia peut s’exprimer autrement. On a compris le message : cette familiale adoptera vraisemblablement une silhouette mi-berline (ou break) mi-SUV.
À la recherche d'une voiture ? Cherchez, trouvez et achetez le meilleur modèle sur Gocar.be