YOUNGTIMER Range Rover : L’omnipotent !

Symbole de luxe feutré, de confort de haut niveau et de performances sur tous les terrains, le Range Rover fait l’air de rien partie du paysage automobile depuis presqu’un demi-siècle !

YOUNGTIMER Range Rover : L’omnipotent !

C’est sous la forme d’une carrosserie trois portes que le Range Rover a été lancé en 1970. À l’époque, ce véhicule innovait totalement en proposant un concept inédit jusque-là. En effet, il est à la fois un tout-terrain capable de franchir de nombreux obstacles grâce à sa transmission intégrale et sa boîte de transfert, et il possède le confort et l’espace d’une berline de luxe. En fait, on peut même dire que le Ranger Rover est à l’origine des gros SUV qui pullulent dans la circulation actuellement. Très différent du Land Rover Series 3 de l’époque (qui allait devenir plus tard le Defender), le Range bousculait les codes de la marque pour s’adresser à une nouvelle clientèle aisée qui voyageait entre la ville la semaine et la campagne le week-end. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la sauce prit assez vite, au point que la haute société internationale en fit son véhicule favori. Même la reine Elizabeth II en fit son véhicule personnel, idéal pour promener ses corgys dans l’immense parc du château de Balmoral !

Spacieux et confortable

En parfait état, le Ranger Rover de Luc, grand passionné de véhicules britanniques, a été livré à son premier propriétaire en 1988. D’origine suisse, il a fait l’objet d’une restauration complète en carrosserie il y a quelques années, pour retrouver sa fraîcheur des premiers jours. En parfait état de fonctionnement, ce Range est couramment utilisé par Luc pour se rendre en vacances avec toute sa petite famille à bord. Il faut dire que cette voiture s’y prête parfaitement tant elle offre de l’espace à ses passagers, qui peuvent sans problème emporter de nombreux bagages avec eux. Cette version Vogue dispose de gros et confortables sièges en velours entourés d’accoudoirs, façon captain chair. Quelques détails soulignent le luxe du Range, comme des éclairages de portières dirigés vers l’extérieur et le sol, un détail étonnant en 1988 !

Doux comme de la soie

D’origine Buick, le bloc moteur du Range Rover a été racheté et amélioré par British Leyland dans les années 60, pour l’utiliser dans de nombreux modèles de ses différentes marques : Land Rover, Rover, MG, etc. Equipé d’une injection électronique, celui-ci développe la puissance modeste de 155 chevaux. Par contre, il dispose d’un couple élevé, idéal pour crapahuter dans la campagne anglaise ! Bien insonorisé, le Range se révèle très confortable sur la route où la grande souplesse de son moteur fait des merveilles. Sa boîte de vitesses manuelle cinq rapports est très agréable à manipuler et les freins, dotés d’un ABS, sont suffisamment puissants pour arrêter les 1.850 kg à vide de l’engin. Très souples, les suspensions privilégient le confort plutôt qu’un comportement efficace. Du coup, le Range n’aime pas vraiment d’être brusqué dans les portions sinueuses, où son centre de gravité placé très haut le rend assez pataud.

Meccano géant

Si vous désirez vous offrir cette icône, privilégiez un exemplaire équipé du moteur V8 à essence plutôt que blocs diesels bruyants, peu puissants et bannis dans de plus en plus de villes. Placée sur un robuste châssis-poutre, la carrosserie du Range est constituée d’une structure métallique sur laquelle reposent des panneaux en aluminium, sauf le capot avant et le hayon arrière qui sont en acier. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le 4×4 anglais est construit de la même façon qu’un Defender, avec de nombreux éléments boulonnés. Durant la restauration de sa voiture, Luc s’est même permis le luxe de remplacer le toit d’origine par un autre pourvu d’un toit ouvrant, et ce en quelques heures ! Par contre, le Range a une fâcheuse tendance à rouiller et ses panneaux en aluminium à s’oxyder. Il convient donc de bien examiner le véhicule avant de l’acheter. Pour le reste, véhicule anglais oblige, de nombreuses pièces détachées sont disponibles en neuf et les spécialistes (souvent Outre-Manche) sont légion. Et une bonne nouvelle n’arrivant pas seule, le V8 dans cette configuration à injection électronique est relativement sobre : Luc nous avoue consommer en moyenne 11,5l/100km, ce qui n’est pas exagéré pour un tel vaisseau de la route !