C’était dans l’air mais le patron de Nissan Hiroto Saikawa l’a récemment confirmé : 12.500 emplois vont devoir être supprimés. Où ? Le Japonais n’a pas voulu le détailler mais on se doute que ce sera où la rentabilité est faible. Dans tous les cas, c’est bien plus que les 4.800 postes à supprimer annoncés au mois de mai.

En cause ? Un recul des ventes aux Etats-Unis (-3,7%), en Europe (-16,3%) mais aussi au Japon (-2,6%) ainsi qu’un chiffre d’affaire de -12,7 % mais surtout un bénéfice net au premier trimestre 2019 qui s’est effondré de 95 % !

Tel un jeu de dominos, l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi perd donc sa place de numéro 1 mondial quand on analyse les chiffres du premier semestre 2019 (-5,9% ; 5,213 millions de voitures vendues) au profit de VW (-2,8% ; 5,365 millions de voitures vendues) et Toyota (+2% ; 5,311 millions de voitures vendues).

Pour Carlos Ghosn, cette place de leader était primordiale, ce qui poussait Nissan à produire énormément. Mais aujourd’hui, la marque est en surcapacité et va réduire sa production de 10 % d’ici à 2022/2023. Certains modèles Nissan – compacts notamment en Europe –  pourraient donc disparaître.