En effet, aujourd’hui on peut tout à fait envisager de se passer de voiture, à condition d’habiter Bruxelles ou une autre grande ville très bien desservie par les transports en commun et les nouveaux services de mobilité. Si l’on réside et travaille dans ces grandes agglomérations, il est alors possible de prendre le tram et le bus pour se rendre au boulot, d’emprunter un vélo partagé pour aller au restaurant avec des amis le soir, et de rentrer en Über ensuite. Et pour rendre visite à Mamie à la campagne ou pour les grosses courses du weekend, une voiture partagée louée sur une plateforme en ligne fait l’affaire !

L’usage de ces solutions multimodales offre de nombreux avantages. En termes financiers tout d’abord : l’achat d’une voiture, son entretien, ses assurances, son carburant, etc. représentent un montant financier important. En termes de facilité ensuite : plus besoin de chercher une place de parking pendant de longues minutes en rentrant chez soi. Et avec moins de voitures, la circulation dans les grandes villes s’en trouverait fluidifiée.

Malheureusement, ces éventualités ne concernent qu’une partie de la population, et pour beaucoup, surtout en Wallonie où la densité de population est faible et les distances plus longues, posséder une voiture reste un impératif de mobilité incontournable. L’offre de transports est souvent famélique dans les petites et moyennes communes, et les solutions alternatives… rares ou carrément inexistantes.