Sudpresse évoque ainsi plusieurs exemples cités par l’avocat spécialisé Christophe Redko, de personnes qui veulent endosser une infraction grave pour sauver le permis d’un proche. C’est le cas de la maman d’un jeune conducteur qui aurait dû repasser son précieux sésame après avoir été flashé à 81 km/h au lieu de 50 km/h, et qui a comparu à sa place. Ou encore d’un chauffeur de camion récidiviste qui a payé quelqu’un pour le remplacer afin d’éviter de perdre tous ses permis.

Ces cas restent souvent impunis car le juge ne peut pas s’appuyer sur les photos de l’infraction qui ne sont pas assez précises. De plus, la personne accusée n’est pas obligée de comparaître si elle est représentée par un avocat. Christophe Redko ajoute : « De toute façon, la personne est en aveux et ne conteste pas les faits. Ce que le législateur veut, c’est un auteur, quitte à faire condamner n’importe qui. »

Du côté de l’Institut Vias, on appelle les conducteurs à prendre leurs responsabilités plutôt que d’user d’échappatoires illégales. « D’autant que si on a créé des conditions plus strictes pour les jeunes conducteurs, c’est pour les protéger en faisant peser au-dessus d’eux une épée de Damoclès pour les dissuader d’adopter certains comportements » explique Benoît Godart, porte-parole.