Créé en 1999 par quelques entreprises japonaises, WiLL était un courant marketing qui visait à créer des produits originaux pour une clientèle jeune. Parmi les protagonistes de ce mouvement, on trouvait des firmes qui évoluaient dans des secteurs totalement différents : la brasserie Asahi, Panasonic, le géant des confiseries Glico et Toyota. A l’époque, un site web est créé (www.willshop.com) et il est possible d’y avoir tous les produits griffés WiLL et de les acheter en ligne, ce qui était très avant-gardiste à cette époque.
De son côté, Toyota a préparé un premier modèle qui a été commercialisé à partir de 2000 : la WiLL Vi. Basée sur la plateforme de la Yaris, elle n’était vendue que dans les concessions Toyota Vista sur le seul marché japonais. Le trait stylistique le plus étonnant de cette voiture était sa lunette arrière inverse, à l’instar de la Ford Anglia ou de la Citroën Ami 6. Dessinée par les designers de la Virtual Venture Company, une subdivision de Toyota chargée de s’occuper de projets alternatifs, la WiLL Vi désarçonne par ses rondeurs rétro, ses passages de roues élargis, ses flancs sculptés et ses parties avant et arrières plongeantes.

Singulière
Si le résultat est discutable, il avait au moins le mérite de rendre cette voiture unique en son genre, à l’instar d’autres voitures japonaises arrivées plus tôt comme la Nissan Figaro ou la Nissan Pao. Ajoutez à cela des teintes extérieures pastel, des banquettes à l’intérieur à la place de sièges classiques, un toit ouvrant optionnel et un levier de vitesses placé sur le tableau de bord, la WiLL Vi était vraiment à part sur le marché.
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Equipée d’un moteur 1.3 essence et d’une boîte automatique à 4 rapports, elle était destinée avant tout à un usage urbain. Dès le départ, les ventes se sont avérées décevantes et elle n’a été produite que pendant 23 mois. On estime que 16.000 unités seulement sont sorties des chaînes de production.

Seconde tentative
Manifestement, Toyota ne semble pas avoir retenu la leçon avec la WiLL Vi puisque celle-ci a été remplacée par la WiLL Cypha (acronyme de Cyper et de Phaeton) en 2002. Equipée de moteurs 1.3 ou 1.5, elle adoptait un style une nouvelle fois très original, entre la WiLL Vi et la Yaris. Bien plus anguleuse que la première, elle était équipée d’optiques rectangulaires placées verticalement qui lui donnaient un air très sévère. A l’arrière, les feux étaient placés au niveau de la lunette arrière, comme une certaine Renault Mégane.
Moins ludique que la WiLL Vi, la WiLL Cypha était la première voiture de Toyota à être équipée du G-Book, une sorte d’ancêtre du système multimédia comme on le connaît aujourd’hui. De plus, les clients japonais avaient la possibilité de payer leur voiture en fonction de l’utilisation qu’ils en faisaient, une sorte de location qui pouvait s’arrêter lorsqu’ils ramenaient le véhicule à leur concessionnaire. Une fois de plus, le succès n’a pas été au rendez-vous et la production a été arrêtée en 2005.

Segment supérieur
Parallèlement à deux citadines dont nous venons de parler, Toyota a également commercialisé la WiLL VS entre 2001 et 2004. Basée sur la Corolla, elle renfermait un moteur 1.8 essence de 140 ou de 180 ch. Son esthétique très futuriste aurait inspirée par l’avion furtif Lockheed F-117 Nighthawk ! Au Japon, cette voiture a connu un beau succès d’estime grâce à son look mais les ventes sont restées en deçà des attentes de Toyota avec 15.000 véhicules écoulés entre 3 ans sur le marché nippon. La « griffe » WiLL s’est éteinte d’elle-même dans un certain anonymat.
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