ESSAI Opel Corsa-e : Citadine d’un nouveau genre

Pour la première fois en 38 ans de carrière, l’Opel Corsa propose une alternative à ses versions thermiques au travers de cette livrée électrique…

ESSAI Opel Corsa-e : Citadine d’un nouveau genre

En étant absorbé par PSA, Opel a plutôt fait une bonne affaire. La marque s’épargne en effet le coûteux développement d’une plateforme multi-énergie, puisque la Corsa reprend celle de la Peugeot 208. Plutôt talentueuse sur route, la petite Allemande a su tirer le meilleur de sa cousine technologique pour jouer sa propre partition. Curieusement, alors que Peugeot a construit en partie sa notoriété sur la qualité de ses châssis, les Corsa thermiques sont aujourd’hui plus amusantes à conduire que les 208. En conservant ses réglages un peu plus fermes, cette version électrique prolonge ce sentiment. Grâce à l’emploi du train avant de la version « sportive » GS Line, la Corsa-e trouve le bon compromis entre efficacité et confort, et parvient même à faire oublier le poids de ses batteries, déclaré à 300 kg. Pas mal !

Intérieur tristounet

C’est mi-mars, juste avant le début du confinement, qu’Opel avait organisé notre premier essai à Berlin. Était-ce pour être en phase avec le côté « Allemagne de l’est » du combiné d’instruments ? Car bien que numériques, les compteurs sont d’une tristesse infinie, entourés par un carré de plastique bas de gamme. C’est bien dommage, car la sellerie est soignée (et chauffante), l’ergonomie est plutôt bien pensée et la finition, bien qu’un peu austère, est en rapport avec la catégorie.

Trois modes, trois usages

À bord, un bouton permet de changer de mode de conduite. En Eco, la puissance est limitée à 82 chevaux, ce qui est suffisant en ville et réduit la consommation à environ 17kWh/100km. En mode Normal, la puissance passe à 109 chevaux et permet de mieux s’insérer dans la circulation sur voies rapides. Le mode Sport, enfin, offre 136 chevaux. Ce dernier est bien pratique pour doubler… ou pour surprendre son voisin entre deux feux, le couple maxi d’un moteur électrique étant délivré dès le démarrage. Reste à noter la position B sur le levier de vitesses. Elle permet d’augmenter le frein moteur (plus que doublé), ce qui incite à lever le pied plus tôt en ville, évite de freiner et donc favorise la performance énergétique.

Conclusion

L’Opel Corsa-e se présente comme un excellent outil du quotidien. Le principal écueil reste son prix, élevé pour une seconde voiture au rayon d’action davantage limité par le temps de recharge que par l’autonomie.

La Corsa-e en quelques chiffres

Moteur : Electrique ; 136ch ; 260Nm.

Transmission : aux roues avant.

Boîte : auto 1 rapport.

L/l/H (mm) : 4.060/1.790/1.435

Poids à vide (kg) : 1.455

Volume du coffre (l) : 309 – 1 118

Batterie (kWh) : 50

0 à 100 km/h (sec.) : 8,1

Prix : 29.495 € TVAC

Puissance : 136 ch

V-max : 150 km/h

Autonomie WLTP : 330 km

CO2 : 0 g/km