ESSAI Subaru Forester e-Boxer : L’hybride, façon Sub’

Subaru lance la première motorisation hybride de son histoire, qui équipe le XV et le nouveau Forester. Au service de la conso ? Oui, mais pas que…

ESSAI Subaru Forester e-Boxer : L’hybride, façon Sub’

Bonne nouvelle, Subaru ne renonce pas à ses fondamentaux : la transmission intégrale est conservée, et le moteur thermique reste un boxer 2 litres, auquel est associé un moteur électrique (17ch/65Nm) intégré à la boîte auto CVT, et alimenté par une modeste batterie de 0,6 kWh. En clair, les Subaru e-Boxer pourront rouler en mode électrique, mais très brièvement – moins de 2 km  – et moyennant un dosage très subtil de l’accélérateur. Bref, l’hybridation est surtout destinée à assister le moteur boxer. Qu’est-ce que ça donne en termes de conso ? 8,1 l/100km selon les normes WLTP. Ca reste assez élevé (et optimiste), surtout pour une hybride, mais d’après Subaru, c’est une réduction de 10% par rapport à un boxer 2.0 classique, qui a toujours eu tendance à faire payer à la pompe le plaisir de sa spécificité. Les émissions de CO2 sont homologuées à 185g CO2/km.

Nous avons par ailleurs constaté que le supplément de couple fourni instantanément par le système renforce les qualités typiques de Subaru : comportement routier et capacités hors piste. Dans le cas du hors piste, inutile d’expliquer le bénéfice de plus de couple. Pour ce qui est du comportement routier, ce boost augmente très clairement la réactivité mécanique, ce qui aide la transmission intégrale dans son travail de répartition et donne une voiture bien plus incisive dans ses trajectoires. À cela s’ajoute le poids du système hybride logé dans le châssis, ce qui abaisse encore le centre de gravité, et procure une répartition des masses idéale de 50/50. Mais ne salivez pas trop vite, un souci majeur empêche les Subaru e-Boxer d’être des voitures de caractère : la boîte CVT, qui étouffe les performances du moteur. C’est mou de chez mou, une vraie tristesse quand on pense aux Subaru qui nous ont fait pomper l’adrénaline. Et c’est peut-être là le problème : ces voitures ont donné une image sportive à la marque, mais il ne s’agissait que d’une parenthèse de son histoire. En réalité, l’ADN de Subaru, du moteur Boxer, de la transmission intégrale, c’est la stabilité… pour sécurité.

Conclusion

Cette première mécanique hybride va aider les consos des Subaru sans en faire des chameaux, et aider leur comportement, mais pas au service de performance. Le maître mot sera sécurité, ce que confirme notre expérience.

La Subaru Forester eBoxer en quelques chiffres

Moteur : 4 cylindres boxer, hybride essence, 1.995cc ; 150(+16)ch de 5.600 à 6.000tr/min ; 195(+65)Nm à 4.000tr/min.

Transmission : aux 4 roues.

Boîte : Auto CVT

L/l/h (mm) : 4.625/1.815/1.730

Poids à vide (kg) : 1.767

Volume du coffre (l) : 505 – 1.564

Réservoir (l): 48

0 à 100 km/h (sec.) : 11,8

Prix : 35.295 € TVAC

Puissance : 150 (+16) ch

V-max : 188 km/h

Conso mixte : 8,1 l/100 km

CO2 : 185 g/km