Voiture électrique : Selon Bram Schot (Audi), vous en achèterez forcément une

En analysant les décisions politiques actuelles, la direction prise par la plupart des constructeurs et la récente interview accordée par Bram Schot, CEO d’Audi, au Telegraaf, « tous les signaux semblent au vert » pour la voiture électrique. Oui, mais nuançons le propos…

Voiture électrique : Selon Bram Schot (Audi), vous en achèterez forcément une

Avant de développer, signalons que Bram Schot quittera son poste au 1er avril pour consacrer davantage de temps à sa vie privée. Par conséquent, nous pouvons donc écrire qu’il s’est lâché, en toute franchise.

Des véhicules « traditionnels » plus chers

Ce que la majorité des médias ont retenu de sa récente interview, c’est que « les voitures essence et diesel vont coûter de 3.000 à 5.000 € plus cher entre maintenant et les 4 années à venir ». Ceci s’explique en grande partie par les nouveaux artifices de dépollution (filtres à particules et autres catalyseurs) mais aussi, comme l’explique le CEO d’Audi, par le développement que la plupart des constructeurs continuent à faire sur les moteurs thermiques. Bram Schot ajoute ceci : « En tant que fabricant, comment allons-nous gagner de l’argent ? Nous investissons massivement dans les voitures électriques, mais le profit sur ces voitures est beaucoup plus faible que sur les voitures à énergie fossile. » Il faut donc comprendre que le prix des voitures à énergie fossile va également augmenter pour éponger les pertes et/ou le développement des véhicules électriques. Ces derniers coûtent plus cher pour l’instant mais l’écart de prix avec les voitures « traditionnelles » va se réduire d’ici à 2030.

Réduction des émissions CO2 oblige

Dans tous les cas, les constructeurs n’ont pas le choix. S’ils développent des voitures électriques, c’est parce que l’Europe impose des quotas d’émissions. Sans véhicules électrifiés pour réduire les émissions de CO2, les constructeurs vont devoir payer de lourdes amendes. Selon Bram Schot, l’avenir sera donc principalement fait d’hybrides rechargeables, d’électriques et… de voitures à hydrogène (à partir de 2028 selon lui). Résultat : nous non plus, nous n’aurons plus trop le choix dans les années à venir ! Il faudra investir dans une voiture électrifiée. Ce n’est pas la multiplication des LEZ (zones à faibles émissions) qui va nous contredire…

Néanmoins, nous restons avec de sérieux problèmes à solutionner : la production éthique et propre des batteries, leur perte de capacité au fil des ans et bien sûr… la recharge. L’avenir s’annonce donc peut-être contraignant mais sûrement passionnant.