Industrie - Page 12
BMW dévoile son offensive la plus ambitieuse dans l’électrique avec le lancement de la Neue Klasse. L’ambition est élevée : novateurs à plus d’un titre, cette nouvelle classe de modèle a été conçue autant que pour répondre à Tesla et aux constructeurs chinois ainsi que pour redéfinir l’identité de la marque.
Avec sa N-ONE e:, Honda revient à l’essentiel : une citadine électrique compacte, très accessible et parfaitement rationnelle. Elle s’oppose donc frontalement à la précédente citadine de la marque, la « e » qui n’est pas parvenue à s’imposer. Mais au-delà de la présentation de ce nouveau modèle, une question se pose : Honda est-il en train de poser la première pierre de la révolution industrielle des kei cars en Europe ?
Renault tourne la page. François Provost succède à Luca de Meo à la tête du constructeur français. Ce stratège discret et fidèle artisan de la transformation Renaulution incarne un style aux antipodes de son prédécesseur, mais il s’inscrit toutefois dans une continuité stratégique.
Confronté à une perte de 2,5 milliards d’euros au premier semestre 2025, Antonio Filosa va devoir imprimer sa marque à la tête de Stellantis. L’homme prépare un plan de sauvetage et il annonce déjà la couleur : les mois qui viennent vont faire mal tandis que le groupe va abandonner ou relancer une série de technologies. La page de l’ère Tavares se tourne.
Le départ de Luca de Meo de chez Renault va-t-il provoquer des démissions en cascade chez la marque au losange ? La question se pose, car l’architecte du renouveau stylistique de Renault vient de claquer la porte pour retourner chez... Stellantis ! Les prémisses d’une grande refonte stylistique des Fiat jusqu’aux Maserati ?
L’accord conclu entre Bruxelles et Washington réduit les droits de douane sur les voitures européennes exportées vers les États-Unis de 27,5 à 15%. C’est sans doute mieux que rien, mais pas de quoi apaiser les inquiétudes de l’industrie automobile, notamment en Allemagne où l’impact pourrait se chiffrer en milliards d’euros et en milliers d’emplois.
Face à une chute de revenus inédite et une concurrence chinoise exacerbée, Tesla promet un nouveau modèle abordable que tout le monde surnommait jusqu’ici Model 2 ou Model Q. Le constructeur semble avoir enfin compris ce que le marché comme les investisseurs attendaient. Sauf qu’il y a un « mais », car ce modèle abordable n’est pas exactement ce qu’on attendait.
Mercedes, BMW et une grande partie de l’industrie automobile allemande semblent aujourd’hui assez confiants dans le fait que l’Europe fera marche arrière et qu’elle annulera l’interdiction de vente de nouvelles voitures thermiques au 1er janvier 2035 ? Pourquoi cette assurance ? Tout simplement parce que l’industrie n’y survivrait pas.
On le sait : la Chine subventionne largement ses propres constructeurs de voitures électriques. Ce soutien se monterait à 215 milliards d’euros depuis 2009. Mais un audit révèle que plusieurs constructeurs chinois, dont les géants BYD et Chery, auraient profité du système et détourné des centaines de millions de yuans pour des véhicules non éligibles. L’édifice est-il en train de se fissurer ?
Il y a comme un air de déjà vu (ou entendu) : Elon Musk vient de promettre une « démo épique » pour Tesla d’ici fin 2025. À quoi s’attendre ? Au retour inespéré du Roadster ou à l’arrivée du modèle bon marché qui permettrait à Tesla de conquérir les masses ? Mystère. Cela dit, le momentum de cette communication n’est pas fortuit : Tesla s’apprête à dévoiler de résultats financiers catastrophiques, ce qui rend sans doute plus nécessaires les effets d’annonce.
La nouvelle menace de droits de douane américains à 30% sur les importations européennes à partir du 1er août inquiète particulièrement le secteur automobile. Car avec Trump, on ne sait jamais. Mais il y a un aspect qui évoluera peut-être : la manière de produire. Et si la méthode Trump – sans que l’intéressé en ait conscience – redessinait finalement les chaînes de production mondiales ?