Des signaux d’alerte étaient déjà apparus il y a deux semaines suite à la crise des semi-conducteurs Nexperia. Mais la situation s’aggrave : Nexperia suspend ses livraisons à la Chine et les constructeurs européens sont face au mur. Des fermetures d’usines sont envisagées dès la semaine prochaine.
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L’industrie automobile allemande est-elle en train de tourner une page de son histoire. C’est ce que donne à penser la fermeture imminente de l’ancienne piste d’essai d’Opel à Dudenhofen. Il s’agissait d’un des plus anciens et grands centres d’essai automobile d’Europe.
Lorsque le nouveau directeur général de Porsche, Michael Leiters, prendra les rênes l'année prochaine, il devra retrousser ses manches car il hérite d'une entreprise en pleine crise. Les bénéfices de la marque de voitures de sport autrefois si prospère sont au plus bas, et cela est dû aux moteurs à combustion.
Le bras de fer entre la Chine et les Pays-Bas autour de Nexperia se renforce et il fait directement ressurgir le spectre d’une nouvelle crise des semi-conducteurs. Six véhicules sur dix contiennent ces fameuses puces : l’industrie automobile européenne et japonaise tentent de s’organiser, mais des perturbations se produiront déjà d’ici quelques jours.
Alors que Stellantis traverse une zone de turbulence, Carlos Tavares, l’ex-patron du groupe, lance un avertissement : le groupe chinois Leapmotor pourrait un jour en prendre le contrôle. Un scénario qui ne semble pas si hypothétique tant le constructeur chinois progresse rapidement en Europe.
On se souvient de la crise des semi-conducteurs en 2022 qui avait secoué l’industrie automobile. Et bien, cet épisode a toutes les chances de se reproduire en raison d’une simple querelle commerciale entre les Pays-Bas et la Chine. Une nouvelle onde de choc à encaisser ?
Après avoir longtemps freiné sur la voiture électrique, Toyota pourrait bien rafler la mise grâce à... sa maîtrise de la batterie solide. Le constructeur japonais vient en effet de sécuriser un partenariat clé qui pourrait lui donner un avantage décisif sur le marché dès 2027.
La fermeture d’Audi Forest a démontré récemment les problèmes récurrents de l’industrie automobile. Sauf que Forest ne sera pas un cas isolé : désormais, d’autres usines européennes sont dans la tourmente. Une récente étude fait état de la surproduction automobile sur le vieux continent qui serait deux fois supérieure à la demande. Une situation intenable qui va mener jusqu’à la banqueroute ?
Dès 2026, les véhicules Volkswagen vendus en Chine embarqueront le système de conduite autonome de Xpeng. Pour le constructeur allemand, c’est un sacré virage et qui illustre quelque part le déséquilibre technologique croissant entre les productions chinoises et européennes. Faut-il s’attendre à une généralisation de cette stratégie ?
Il y a du remue-ménage chez nos voisins. Dans une interview télévisée, le chancelier allemand, Friedrich Merz, s’est prononcé contre l’interdiction des moteurs à combustion qui doit être imposée par l’Europe en 2035. L’homme d’État accentue donc encore un peu plus la pression. Il accroît la pression pour une révision de cette échéance, au risque d’accroître les dissensions. Car en Allemagne, tout le monde n’est pas du même avis.