ESSAI VW Grand California : Pour aventuriers embourgeoisés !

Volkswagen vient de donner un grand frère au California, tout naturellement baptisé… Grand California. Alors, s’agit-il de l’ultime machine à voyager ? Nous avons pu le tester lors d’un périple de trois jours à Gran Canaria…

ESSAI VW Grand California : Pour aventuriers embourgeoisés !

Chez Volkswagen, le van de loisirs est une vieille histoire. Il faut remonter à 1953 pour voir les premiers T1 aménagés par l’équipementier Westfalia, et le succès fut tel que ses aménagements furent proposés trois ans plus tard dans le catalogue VW. Au fil des différentes générations du « combi », la technique évolua, les matériaux changèrent et le confort progressa. Symbole des vacances au grand air en toute indépendance, le van Volkswagen connut un succès sans précédent ! A la fin des années 90, Westfalia devint propriété de Daimler, et Volkswagen continua l’aventure seule, forte de l’expériences acquise des décennies durant. Les T5, puis le T6 California se vendirent bien, grâce à leur polyvalence qui les rendait uniques sur le marché. Pourtant, le constructeur se rendit compte qu’une partie de sa clientèle vieillissait, et qu’elle recherchait un certain confort que le California ne pouvait lui procurer. Tout naturellement, la solution trouvée par Volkswagen est un nouveau van, plus spacieux et possédant toutes les commodités. Ainsi naquit… le Grand California !

Gran Canaria !

Pour nous permettre de tester ce nouveau venu dans les meilleures conditions, VW n’a pas fait dans la demi-mesure. La marque a convié un parterre de journalistes, dont votre serviteur, à un road-trip de trois jours sur l’île de Gran Canaria. Arrivés à l’aéroport de Las Palmas où les véhicules nous attendent, nous sommes unanimement étonnés par les dimensions généreuses de l’engin. Basé sur le Crafter, le Grand California fait 6 mètres de long, presque 3 mètres de haut et 2 mètres de large ! Pour ceux à qui cela ne suffirait pas encore, une version à empattement allongé à 6,80 mètres et également disponible au catalogue. Pourtant, lorsqu’on compare ces chiffres à ceux d’un motorhome classique, le Volkswagen reste tout à fait raisonnable, et ce sera un atout au moment d’affronter les routes étroites que nous rencontrerons durant notre séjour !

Maison roulante

Mais faisons d’abord un tour du propriétaire de notre petite maison roulante ! Lorsqu’on ouvre la grande porte coulissante latérale, un petit marchepied se déploie électriquement pour faciliter l’accès à bord. Un banquette deux places fait face à une table rétractable, et les sièges avant pivotent à 180° de façon à créer un petit salon cosy. En avançant dans le van, on ne peut qu’être séduit par l’ambiance particulière de ce Grand California, plus proche de la first class d’Emirates que d’un motorhome habituellement habillé de faux bois très kitsch.

A gauche près de la porte, la kitchenette se veut très complète, avec un frigo à compression (très efficace !), deux becs de gaz et un évier surmonté d’un robinet.

En face, on trouve la pièce maîtresse du Grand California : la salle de bain ! Tout en plastique, celle-ci comprend un wc chimique, un évier rabattable et une douche. Si l’espace y est évidemment compté et qu’il vaut mieux ne pas être trop corpulent, rien ne manque. A l’arrière du véhicule, le lit de deux personnes est placé en hauteur, de façon à dégager de nombreux espaces de rangement. Notre véhicule est également équipé d’une couchette rétractable disposée au-dessus du poste de pilotage, suffisante pour deux enfants ou un adulte, qui y accéderons par une petite échelle.

Suffisant

Frigo rempli, bermuda et t-shirt enfilés, il est temps de se lancer sur la route des vacances. Nous fuyons les villes côtières majoritairement fréquentées par des touristes britanniques ou allemands avinés, pour nous diriger vers l’arrière-pays. Fenêtre ouverte, coude posé sur la portière, je profite de chaque kilomètre passé au volant. Le moteur 2 litres diesel 177ch est suffisant et la boite automatique permet de rouler l’esprit libre. Très vite, le paysage change et le relief aussi. Décontracté par un timing plus que large (ce qui est très rare lorsqu’on assiste à la présentation d’un nouveau véhicule), je ne résiste pas à l’envie de m’arrêter pour profiter de la vue spectaculaire, et constater que Volkswagen a décidément pensé à tout : deux sièges de jardin et une table sont intégrés dans les portes arrières, et une sorte de marquise est installée sur les flancs du Grand California, marquise que je ne me prive pas de dérouler, histoire de ne pas être gêné par le soleil pendant ma pause contemplative. Ainsi installé, je sirote un soda bien frais tout droit sorti du frigo. Les plaisirs simples…

L’aventure, c’est l’aventure…

Malgré ses dimensions impressionnantes, le Volkswagen passe partout, à condition toutefois de ne pas oublier sa hauteur hors-normes, sous peine de caresser les branches des arbres bordant la route. Jamais à la traîne, même dans des routes de montagne extrêmement pentues et sinueuses, le van fait preuve d’un bon comportement routier et de mouvements de caisse bien maîtrisés. Après une petite centaine de kilomètres parcourus dans ces conditions, j’atteins une réserve naturelle située aux pieds d’un lac, notre point de chute pour la nuit. Dans ce cadre idyllique, difficile de résister à l’appel d’un apéritif, puis d’un copieux barbecue faisant la part belle aux spécialités culinaires canariennes. Repu et frigorifié (les nuits sont très fraîches !), je regagne mes appartements pour la nuit. Après une bonne douche chaude, il est temps d’essayer le lit. Bien que confortable, celui-ci est un peu « juste » en longueur pour accueillir mon mètre 86. Je suis obligé de me placer de travers. Tout seul, ça ne pose pas de problème mais en couple, ce serait différent ! En revanche, le rétroéclairage de l’intérieur, dont on peut sélectionner la couleur, est juste parfait et participe au sentiment de bien-être que laisse ce cocon cosy ! Au petit matin, j’en profite pour tester le chauffage stationnaire que l’on peut régler au moyen d’un écran digital. Fonctionnant au gaz, à l’électricité lorsque le véhicule est branché sur le 220V, ou au diesel, il est très rapide et efficace. Réalisé en stratifié laqué en blanc, l’aménagement intérieur est beau et efficace. On se dit que chaque détail a été réfléchi pour être le plus efficace possible. Des rangements sont disséminés partout, au même titre que les lampes, prises de courant et ports USB. L’aération n’est pas en reste, de même que l’occultation des fenêtres, très bien conçue avec de nombreux stores intégrés.

La météo étant au beau fixe, nous profitons des nombreuses possibilités de l’île pour faire un peu de sport (VTT, escalade, descente en death ride, etc.), puis vient le temps de quitter notre camp en direction sud de l’île, plus verdoyant. Les paysages à couper le souffle se succèdent. Notre dernière nuit est encore plus fraîche que la première. Agréable à vivre, le Grand California est parfait pour les voyages en totale autarcie. Son grand réservoir d’eau et sa batterie que rechargent des panneaux solaires placés sur le toit lui donnent une grande autonomie. Je l’aurais volontiers gardé quelques jours de plus !

Conclusion

Parfait compagnon de voyage, le Grand California est une réussite sur de nombreux plans. On peut juste regretter son lit étriqué et un prix de base aussi coquet que son aménagement !

Le Grand California 600 en chiffres

Moteur : 4 cylindres, diesel, turbo, 1.968cc ; 177ch à 3.600tr/min ; 410Nm de 1.500 à 2.000tr/min.

Transmission : aux roues avant.

Boîte : automatique 8 rapports.

L/l/h (mm) : 5.986/2.040/2.971 à 3.094

Poids à vide (kg) : 3014

Réservoir (l) : 75

Prix : +/- 58.500€ TVAC

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