Les 5 impacts du coronavirus sur l’automobile

La crise du coronavirus n’épargne personne, et certainement pas l’industrie automobile. Voici 5 impacts que le lockdown aura sur ce secteur fortement touché…

Les 5 impacts du coronavirus sur l’automobile

Chômage économique massif

Les constructeurs et tout le milieu de l’automobile en général subissent de plein fouet le chômage économique massif. En France, cela concerne un emploi sur dix dans l’industrie pour un total de 440.000 personnes. En Allemagne, on est à 800.000 et en Belgique, on estime ce chiffre à plus de 125.000.

Pénurie de produits chinois

L’industrie automobile utilise beaucoup de composants fabriqués en Chine. Cependant, le pays est en lockdown depuis bien plus longtemps que nous. Même si le virus semble quitter le pays, les autorités chinoises redoutent une seconde salve du Covid-19 et gardent les frontières du pays fermées. Avant d’être en statuquo, les constructeurs européens ont ralenti les cadences, puis carrément arrêté leurs activités car il y avait une pénurie de composants fabriqués dans l’Empire du Milieu. Le problème est que nous savons quand l’épidémie a commencé mais que nous ignorons quand elle prendra fin…

Pertes financières

Un impact pas forcément négatif est le fait que les constructeurs ne devront certainement pas payer d’amendes parce qu’ils ont dépassé le seuil de CO2 fixé par l’Union Européenne. En effet, vu l’arrêt des ventes pour l’instant, le coronavirus a un fort impact sur les quotas fixés. Cependant, le manque à gagner pourrait être tellement important qu’il ne serait jamais compensé par le fait d’avoir évité ces sanctions. Le marché automobile européen, déjà mis à mal avant la crise du coronavirus, risque bien d’enregistrer de tristes records négatifs.

Vers la nationalisation ?

Certains gouvernements ont déjà annoncé qu’ils allaient aider les constructeurs automobiles en difficultés financières. Ce genre d’action peut se révéler à double tranchant : d’un côté, de nouvelles liquidités feront du bien mais de l’autre, on peut également s’attendre à des mesures restrictives. En France, le Ministre de l’Economie a même déjà évoqué la possibilité de nationalisation de Renault (qui l’a déjà été de 1945 à 1990) et de PSA. Une telle situation pourrait vraiment avoir de grosses conséquences sur le marché automobile des prochaines années.

Des recettes fiscales en berne

Les immatriculations de voitures connaissant un frein spectaculaire, les recettes de l’Etat liées aux taxes automobiles sont elles aussi, fortement impactées. Idem pour les accises des carburants dont les ventes ont drastiquement chuté.