Mobilité

Enquête : quelle mobilité pour les Belges ?

Le Belge possède un rapport très particulier à la mobilité, comme le démontre une enquête menée par Trends-Tendance et qui s’est focalisée sur les comportements en matière de trajets domicile-travail. On y apprend par exemple que les Belges sont jaloux de ceux qui profitent de voitures-salaire. Et plus encore.

David Leclercq David Leclercq | Publié le 12/11/2022 | Temps de lecture : 5 min

Le Belge entretient un rapport à la mobilité qui lui est spécifique. Et c’est bien normal, car notre territoire présente une série de caractéristiques très singulières, à commencer par des distances assez courtes à couvrir au contraire de certains des pays voisins. Pour se faire une idée du quotidien des Belges, le média Trends-Tendances a mené une grande enquête qui s’est focalisée sur les trajets domicile-travail. Voici ce qu’on peut en apprendre.

Les Belges sont casaniers

Les Belges seraient-ils casaniers ? C’est ce que révèle l’étude Trends, car elle montre que nos compatriotes cherchent prioritairement un travail à proximité de leur logement. Selon les chiffres récoltés, 60% des sondés vivent à moins de 20 km de leur lieu de travail. On notera aussi que 6% des travailleurs ne doivent pas du tout se déplacer, car ils travaillent à domicile. En outre, 33% des répondants indiquent qu’ils accepteraient de se déplacer à vélo jusqu’à leur lieu de travail si toutefois la distance à parcourir n’excède pas 10 km. Mieux : 20% de ces 33% pensent qu’un vélo électrique peut constituer une solution parfaitement viable pour cette option.

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Les navetteurs restent majoritaires

Si le télétravail semble être devenu une norme depuis la crise de la Covid, on constate que le phénomène est peut-être exagéré, car la moitié des travailleurs belges n’ont pas (encore) accès au télétravail. C’est notamment le cas des plus jeunes puisque près de 60% des moins de 35 ans indiquent ne jamais être en télétravail. Ce qui signifie donc qu’ils exécutent les trajets. Après 35 ans, le télétravail est plus utilisé, mais dans 47% des cas seulement.

La voiture, premier moyen de transport

La moitié des Belges (47%) prend sa propre voiture pour aller travailler tandis que 25% utilisent une voiture de société. Selon l’enquête, seulement 2% des travailleurs optent pour le covoiturage tandis que 16% de la population active utiliserait les transports en commun. Cela dit, l’ombre du réchauffement climatique pousse les Belges à progressivement changer leurs habitudes et elle pousse 9% des travailleurs à se rendre au travail en vélo électrique. Ces navetteurs à vélo sont en général plus jeunes (moins de 35 ans) tandis que les voitures de société sont plus utilisées par une population plus âgée (+ de 55 ans notamment). On notera que ce sont les hommes qui recourent le plus à la voiture de société (31,7% contre 17,4% de femmes) tandis que les femmes prennent nettement l’ascendant lorsqu’on parle de co-voiturage 2,3 % de femmes contre 0,9% d’hommes).

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La voiture de société comme trophée

Si 25 % des travailleurs possèdent aujourd’hui une voiture de société, l’enquête de Trends nous apprend que 26% des Belges sont opposés à ce système de rémunération tandis que 20% des sondés n’ont pas d’avis sur la question. Plus intéressant : une majorité de Belges est favorable à la voiture de société (53,1%) même si 33,5% du panel pense que tout le monde n’a pas forcément besoin de ce type de voiture. Tout aussi intéressante est la divergence de vue ou de conception entre travailleurs jeunes et âgés : car si les travailleurs d’un certain âge voient dans la voiture de société une cause des embouteillages, les moins de 35 ans souhaiteraient se voir offrir un budget mobilité plus diversifié qu’actuellement.

Cette tranche d’âge plus jeune pense également que la fiscalité devrait changer et que ce qui est octroyé aux voitures de société devrait plutôt être investi dans les transports publics. Cela dit, 80 % des Belges pensent malgré tout que la voiture de société reste un paramètre très important dans une négociation salariale.

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Trop d’embouteillages

La moitié des travailleurs disent ne pas être gênés par les embouteillages. Un résultat étonnant, mais qui s’explique par le fait que cette moitié ne se rend pas au travail en voiture ou alors le fait, mais dans des régions où il n’y a pas de files sur les routes. Tant mieux pour eux. Un quart des automobilistes (25%) estiment par contre passer la moitié du trajet à l’arrêt ou au pas tandis que 12% des sondés indiquent qu’il s’agit pour eux désormais d’une habitude. Les bénéficiaires de voitures de société semblent davantage frappés par le phénomène des embouteillages (72%) que ceux qui utilisent leur propre voiture (59%). L’enquête n’explique toutefois pas pourquoi.

La majorité contre la taxe au kilomètre

Selon l’enquête de Trends, 67,6% des sondés se prononcent contre un système de taxation au kilomètre. Chose étonnante, cette opposition est plus marquée chez les inactifs et les retraités, probablement parce que leur pouvoir d’achat est encore plus réduit. Les utilisateurs de voitures de société se sentent globalement moins concernés par ce dispositif, ce qui semble évident puisqu’il est entendu que ce ne seront pas eux qui mettront la main à la poche – ou en tout cas de manière moins marquée que ceux qui utilisent leur propre voiture. Au final, seuls 25% des Belges sont prêts à assurer le coût de ce type de taxation qui, rappelons-le, est toujours à l’étude à Bruxelles.

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Le souhait de meilleurs transports publics

Les Belges apprécient de pouvoir télétravailler tout comme la proposition d’horaires décalés. La flexibilité des entreprises se confirme même si on sait que seulement une entreprise sur cinq a adopté une politique de mobilité digne de ce nom. Parmi les améliorations attendues, il y a celle des transports publics qui, de l’avis général, ne sont pas assez développés. Ce n’est évidemment pas une nouveauté et, malheureusement, on ne peut pas dire que la politique actuelle aille dans le bon sens puisqu’à l’heure de l’énergie chère, le coût du train vient encore d’augmenter alors que c’est justement le moment de convertir les automobilistes aux transports en commun.

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