Taxes
Un gouvernement européen vient d’exonérer 14 millions de véhicules de la taxe de circulation pour amortir l’envolée des prix des carburants. Le geste étonnant, mais il est pourtant savamment calculé. Et il montre aussi quelque part pourquoi la Belgique n'ose pas s'attaquer aux accises.
Jamais la Belgique n’a compté autant de voitures de société. Le parc frôle désormais les 590.000 unités et continue de grimper. Et la moitié du parc est désormais électrique. Mais pour les bénéficiaires, il y a un risque. Car le fédéral cherche des milliards et lorgne précisément cet avantage.
La vignette routière belge est censée arriver en 2027, mais des experts en mobilité alertent déjà les gouvernements régionaux. Pour eux, c'est la taxe au kilomètre qu'il faudrait privilégier, plus juste. Reste une question : comment empêcher la fraude au compteur kilométrique ?
En Belgique, un conclave budgétaire à haut risque s'ouvre début octobre. Cet exercice doit permettre au gouvernement de trouver dix milliards d’euros. Or, il apparaît qu’une seule niche fiscale pourrait presque en couvrir la moitié. Si cette option est suivie, qui va payer ?
La Belgique n'a pas besoin du feu vert de l'Europe pour lancer sa vignette. Voilà pour la bonne nouvelle. Car l'Europe se réserve de juger le système une fois en place, et si le verdict tombe après coup, l'addition pourrait se compter en centaines de millions. L'Allemagne en sait quelque chose.
Trente millions de véhicules étrangers traversent la Belgique chaque année sans payer un centime pour nos routes. La vignette devait corriger ça. Mais à trop se concentrer sur l'étranger, on a peut-être oublié de regarder ce qu'elle coûte au conducteur belge. Et ça énerve manifestement les patrons et les syndicats flamands.
Faudra-t-il être connecté pour rouler en règle sur les routes belges à partir de mai 2027 ? La question taraude bon nombre d'automobilistes depuis l'annonce de la vignette. Car celle-ci s'acquiert de manière 100 % numérique, ce qui pourrait laisser pas mal de Belges sur le carreau.
Le pays qui a le plus dépensé pour imposer la voiture électrique découvre aujourd'hui une addition qu'il n'avait peut-être pas vue venir. En Chine, les routes s'usent plus vite et les caisses de l'État se vident. Un scénario que la Belgique connaîtra probablement elle aussi. Mais avec quelles conséquences ?
Il ne reste que quelques mois avant que le régime favorable aux voitures électriques de société ne change pour de bon en Belgique. Ce que beaucoup de dirigeants ignorent, c'est qu'une signature posée en décembre 2026 plutôt qu'en janvier 2027 peut impacter leurs comptes.
Certains automobilistes pensaient que la future vignette routière belge serait fondue dans la taxe de circulation et donc automatiquement prélevée comme l’impôt. Mais c’est une erreur. C’est à l'automobiliste de ne pas l'oublier. Car le jour où il oubliera, la caméra ANPR, elle, n'oubliera rien.
À partir de 2028, les voitures électriques et les hybrides rechargeables seront soumis à une taxe kilométrique au Royaume-Uni. Une décision étonnante qui vise spécifiquement les voitures propres. Mais combien cela va-t-il coûter aux automobilistes anglais. Et combien cela coûterait aux Belges si ce système était appliqué chez nous.
La Belgique s'apprête donc à instaurer une vignette routière en 2027, ce qui ferait du pays le 8e Européen à vignette. L'initiative fait déjà bondir certains voisins, comme les Pays-Bas ou le Luxembourg. Mais ailleurs en Europe, ces pratiques sont bien ancrées. Dans quels pays, avec quelles règles et à quel prix ?
Le projet de vignette routière fait l’objet d’un accord entre régions et devrait être effectif en 2027. Sauf que certains pays limitrophes ne voient pas d’un bon œil l’instauration de cette taxe routière. C’est le cas des Pays-Bas qui pourrait bien utiliser divers moyens pour faire sortir de la route cette fameuse vignette avant même son instauration.