C’est le dernier rapport de Bruxelles Environnement qui l’annonce : en 2017, au moins un travailleur sur deux empruntait les transports en commun pour se rendre sur son lieu de travail à Bruxelles. Et, en la matière, c’est le train qui demeure le moyen de locomotion privilégié avec 36,2 %, devant la voiture (34,1 %) et les différents véhicules de la STIB (17,5 %, bus, tram et métro confondus). Parallèlement aux transports publics, le vélo affiche lui aussi une belle progression.

Plan de déplacement d’entreprise

Depuis avril 2011, la Région bruxelloise contraint toute entreprise comptant plus de cent collaborateurs sur un même site à Bruxelles, à élaborer un plan de déplacement d’entreprise (PDE). Ce dernier vise à encourager les travailleurs à se tourner vers les transports publics et les solutions « douces » afin d’améliorer la qualité de l’air tout en diminuant la congestion automobile. Dans la capitale, près de 300.000 personnes sont concernées par ces PDE, soit 40 % des travailleurs. Parmi ceux-ci, 66 % proviennent des Régions flamande ou wallonne.

Le vélo séduit de plus en plus !

Toujours selon ce rapport, les travailleurs qui optent pour la bicyclette sont de plus en plus nombreux, la proportion ayant doublé en six ans. Dans le même temps, la voiture continue à perdre du terrain (passant de 36,3 à 34,1 % sur les six mêmes années) et ce, même si la voiture de société n’a jamais été aussi répandue.

Tout logiquement, le moyen de transport qui est retenu par le travailleur dépend de son lieu de résidence. Ainsi, la proportion de celles et ceux qui utilisent les transports en commun augmente dans les sociétés situées à proximité des gares de chemin de fer ou du métro. Pour ce qui est du vélo, celui-ci est utilisé par 8,5 % des salariés qui habitent à environ 4 km de leur lieu de travail. Quant à la bonne vieille bagnole, son usage a diminué de presque 5 % sur les distances inférieures à 10 km.

Télétravail en hausse

Enfin, un tiers des employés ont désormais opté pour le télétravail une fois par semaine (en 2017), contre un petit 16 % trois ans plus tôt. De quoi ici aussi, contribuer à diminuer la congestion automobile.