Si acheter une voiture d’occasion devrait être un plaisir, elle est pour beaucoup d’acheteurs source de stress qui estiment les risques nombreux lors de ce type de transaction. C’est vrai que les montants en jeu sont importants, mais il subsiste surtout la peur de l’arnaque, le cas d’école où on se fait rouler dans la farine et où le carrosse convoité est en fait une vieille citrouille. Le cas où la voiture qui montre 70.000 km au compteur en a en réalité 250.000.
Bien évidemment, le monde de la voiture d’occasion devra toujours composer avec des cas de fraudes au compteur kilométrique. Mais il faut se rendre à l’évidence : ceux-ci se comptent aujourd’hui sur les doigts d’une main – ou presque. Le risque de faire une mauvaise affaire est donc très réduit, comme le montre le bilan 2024 de Car-Pass. L’association dont le document accompagne obligatoirement tous les véhicules pour certifier leur kilométrage sort en effet d’une année record avec près de 850.000 documents délivrés, une augmentation de 4,4% par rapport à 2023.
Incontournable
Le Car-Pass apparaît dès lors de plus en plus comme un outil incontournable du marché de la voiture d’occasion. Et infalsifiable. En 2024, Car-Pass a traité 21,86 millions de relevés de compteurs kilométriques, une hausse de 12,8% par rapport à 2023, une augmentation qui découle essentiellement des voitures connectées dont les relevés ont atteint les 4,28 millions de cas. Car-Pass ponctionne ses données à travers plus de 14.000 sources, ce qui, là aussi, constitue un record.

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Bien sûr, Car-Pass a enregistré des fraudes : 1.411 en 2024, un chiffre qui ne représente donc qu’une fraction des véhicules présents sur le marché. Pas de panique donc, même si les fraudeurs (stupides ou inconscients) ne font pas dans la dentelle. L’an dernier, le plus gros cas de fraude concernant un Mercedes Sprinter de 2018 qui affichait 560.000 km de moins que ce qu’il avait réellement parcouru. Difficile dans pareilles circonstances de ne pas découvrir le pot aux roses et de passer sous les radars... En moyenne, les fraudes impliquent une réduction de 99.130 km au compteur, ce qui démontre l’intérêt de l’outil.
Carnet d’entretien numérique aussi
La fiabilité de Car-Pass est donc une évidence aujourd’hui. Et celle-ci va encore se renforcer rapidement puisqu’en 2024, l’organisme a aussi commencé à collecter les descriptions des travaux effectués sur les véhicules lors de chaque relevé (7 millions). Cette évolution permet à Car-Pass de se profiler désormais comme un véritable carnet d’entretien numérique qui accompagne donc aussi les véhicules et renforce la confiance que l’acheteur peut avoir dans le véhicule qu’il a sélectionné.

Pas des gros rouleurs ?
L’organisme dispose forcément d’une bonne vue d’ensemble sur la mobilité automobile. Et on apprend que la voiture belge moyenne a parcouru 14.420 km l’année passée, alors que l’utilitaire léger moyen a parcouru 16.540 km. Par rapport à 2023, c’est dans les clous. En moyenne, la voiture et la camionnette d'occasion belge pour laquelle un Car-Pass a été délivré avaient 9,4 ans et 106.021 km au compteur. La part des véhicules importés est restée stable à 12,5 %.
Le Belge n’est donc pas un très gros rouleur, ce qui s’explique aussi par le fait qu’il pratique plus le télétravail, qu’il recourt plus abondamment au vélo ou encore que les coûts liés à la voiture restent élevés, ce qui peut dans certains cas aussi limiter l’utilisation.
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