Selon cette étude réalisée auprès d’un millier de Belges en marge du Salon de l’Auto, il ressort que 60% des trajets domicile-travail sont effectués en voiture dans notre pays. L’auto devance ainsi de très loin les bus et tram (20%), les vélos et vélos électriques (18%), le train (15%) et le véhicule d’entreprise (10%). Les pourcentages d’utilisateurs qui se rendent au boulot à pied, à moto ou en voiture partagée sont anecdotiques : 4, 3 et 2% respectivement.

Plus pratique

N’allez toutefois pas croire que c’est uniquement par confort que les usagers font le choix de la voiture. Sept sondés sur dix l’utilisent en dépit d’un réseau de transports en commun suffisant. 38% justifient leur choix par un temps de trajet sensiblement plus long en transports (auxquels s’ajoutent 9% pour lesquels le gain de temps serait négligeable), et une proportion similaire estime que cela leur coûterait trop cher. 34% ne disposent pas des bonnes correspondances et 36% expliquent que la nature de leur travail ne permet pas de réaliser les trajets en transports publics. Enfin, 21% combinent leurs trajets avec d’autres déplacements (courses, déposer les enfants…).

Notons tout de même que 15% des sondés utilisent la voiture car « ils n’aiment pas les transports en commun », quand 4 % d’entre eux ne fournissent pas de justification du tout.

Long chemin

Enfin, à la question « Quelles sont les chances que la combi-mobilité (y compris les voitures, vélos et trottinettes partagées) résolve le problème des embouteillages à l’avenir? », seuls  18% des belges répondent positivement (17% par « grandes chances » et seulement 1% par « très grandes chances ».). La moitié d’entre eux précise en outre que son patron/son entreprise ne fait rien pour encourager cette combi-mobilité, tandis que 25% des interrogés affirment le contraire (vélo électrique, abonnement de train, etc.). Bref, il y a encore du pain sur la planche avant de permettre aux travailleurs belges de lâcher le volant !