Cela fait pourtant à peu près 10 ans que l’arrivée de l’une ou l’autre marque chinoise est annoncée chez nous. On se souvient des timides tentatives de Great Wall et de Landwind, stoppées net par des résultats EuroNCAP désastreux, ou plus récemment de l’annonce du lancement des marques Qoros ou de Lynk & Co, une marque 100% électrique sœur de Volvo, car dans le même giron du géant Geely. Et depuis, rien. Les Chinois ont-ils renoncé ? Oh que non ! Simplement, ils ont dû faire face à la croissance exponentielle du marché local, et ont donc logiquement choisi de servir leur pays en priorité. Mais voilà qu’aujourd’hui, le marché chinois montre ses premiers signes de ralentissement et forcément, la capacité de production des constructeurs chinois va pouvoir être réorientée ailleurs. Devinez où…

Par ailleurs, sachez que même sans voiture portant un blason chinois, l’empire du milieu est déjà très présent dans l’automobile en Europe, et cette présence va augmenter d’année en année. En effet, la Chine est aujourd’hui le premier producteur mondial (et de loin) de… batteries. Le pays possède aussi 80% des mines d’où l’on extrait les matières premières dont on fait ses batteries. Bref, sans même vendre de leurs voitures chez nous, la Chine jouit déjà d’une certaine position dominante sur notre marché automobile. Ils sont trop forts, ces Chinois !