Les difficultés perdurent pour l’automobile européenne. Stellantis vient en effet de décider de stopper l'assemblage automobile d'ici 2028 dans l’usine de Poissy. Et, en parallèle, le groupe négocie pour ouvrir ses usines européennes sous-utilisées au Chinois DongFeng. Reconversion d'un côté, porte grande ouverte de l'autre : voilà un scénario qui dit beaucoup sur l'état réel du secteur automobile européen.
Industrie
La nouvelle est tombée comme un couperet : Renault va supprimer jusqu'à 20 % de ses équipes d'ingénieurs au cours des deux prochaines années. On connaît le coupable : les constructeurs chinois qui sont capables de produire plus vite, moins cher et avec une maturité technique comparable.
Fin février, le patron de Honda, Toshihiro Mibe, visite une usine d’un fournisseur à Shanghai. Il est scotché : pas un seul humain dans le bâtiment. Sa réaction tient en cinq mots : « Nous n'avons aucune chance. » Un aveu qui dit tout sur ce que la Chine est devenue. Et qui sonne une fois de plus l’alerte...
En 2025, près de 70% des batteries pour véhicules électriques dans le monde sont sorties d'usines chinoises. Derrière ce chiffre, deux décennies de stratégie industrielle assumée. Et une question qui dérange : jusqu'où l'Europe a-t-elle laissé filer cette bataille ?
Le directeur financier de Volvo a confirmé que l'EX60 affichera de meilleures marges que le XC60 hybride rechargeable. Une première pour la marque suédoise. Et le signe que la bascule ne viendra peut-être pas du marché, mais de l'industrie elle-même : quand le VE devient moins cher à produire que le thermique, c'est l'économie qui décide.
Mauvaise nouvelle pour l'usine gantoise de Volvo. Celle-ci va perdre deux de ses trois modèles électriques au profit du nouveau site slovaque de production. Un coup dur pour le dernier site automobile belge. Cela dit, un retour surprise laisse encore avec un peu d’espoir.
Le conflit iranien fragilise une chaîne de dépendances industrielles que personne ou presque n'a encore cartographiée et dont l'automobile européenne est l'un des maillons les plus vulnérables. Car à côté du pétrole, il y a aussi l'hélium, les semi-conducteurs et les batteries. Autant de ressources critiques dont une pénurie pourrait paralyser les lignes de production. Explications.
La vague de publications de résultats annuels a enfin mis en lumière à quel point la guerre tarifaire de Trump entame les bénéfices des constructeurs automobiles. Les dégâts sont considérables et les plans élaborés auparavant peuvent être jetés à la déchiqueteuse. Y a-t-il un espoir ?
Chez Peugeot, la page du moteur PureTech n’est pas encore totalement tournée, mais la marque au Lion veut clairement écrire un nouveau chapitre. Avec l’arrivée du moteur Turbo 100, le constructeur inaugure une évolution profonde de son trois-cylindres essence de 1,2 litre. l’Objectif est clairement de restaurer la confiance des automobilistes après les déboires de fiabilité qui ont entaché la réputation du bloc précédent.