Il suffit d’emprunter l’autoroute en période estivale pour se rendre compte de l’incroyable popularité du Volkswagen California. Digne descendant des vans de hippies des années 60, il séduit par sa grande polyvalence et son gabarit contenu qui lui permet de passer partout, là où les camping-cars sont souvent handicapés par leurs dimensions XXL. Né sous la houlette de Volkswagen et du spécialiste de l’aménagement de vans Westfalia, le California doit l’architecture de son aménagement au T2 Westfalia « Berlin » apparu en 1975. De ce dernier, il a repris le plan d’aménagement intérieur avec un meuble cuisine situé derrière le siège conducteur, une banquette arrière se transformant en lit principal et un toit « pop-top » dans lequel on trouve une seconde couchette pour deux personnes.
Cet aménagement était rendu possible en utilisant la version à une seule porte latérale coulissante de l’utilitaire Transporter. A partir du T5, Volkswagen a fait cavalier seul pour le California alors que Westfalia a continué à proposer une gamme de vans VW aménagés tout en travaillant avec Mercedes pour le Marco Polo et Ford pour le Nugget. À Wolfsburg, on a fait évoluer le concept en travaillant sur un mobilier réalisé avec des panneaux sandwich d’aluminium qui ont l’avantage d’être légers et très résistants.

Deux portes qui font la différence
Il y a quelques mois, lors de la réorganisation de sa gamme, Volkswagen a dû faire un choix pour offrir une descendance au California 6.1 : le nouveau modèle pouvait être basé sur l’ID.BUZZ mais sa motorisation électrique ne s’accorde pas vraiment bien avec un modèle dont la vocation est de voyager de longues distances. Du côté du Transporter, celui s’est dédoublé. La version utilitaire est désormais développée sur la base du Ford Transit en vertu des accords passés entre et les deux marques, et le Multivan a été conçu en interne comme un gros monospace. C’est sur ce dernier qu’a été développé le nouveau California.
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Le souci est que le Multivan possède 2 portes latérales coulissantes, une particularité rendant désormais l’aménagement « historique » du van incompatible. Qu’à cela ne tienne, Volkswagen a revu sa copie pour proposer un van aménagé qui soit plus utilisable au quotidien. Pour ce faire, le bloc cuisine a été revu et le frigo (capacité de 37 litres) déplacé dans sa partie inférieure. Celui –ci s’ouvre désormais comme un tiroir placé sur le côté, ce qui permet de charger les courses directement par la portière coulissante côté chauffeur. Par contre, la cuisinière perd un bec de gaz et les rangements pour le nécessaire de bord ont fondu comme neige au soleil.

Cette impression, on l’a également en découvrant la penderie et les espaces de rangements qui sont essentiels dans un van comme le California. Cette dernière génération, bien que de dimensions extérieures plus généreuses qu’auparavant (5,17 m de long tout de même), offre moins de possibilités qu’auparavant. Il vaut donc mieux voyager léger sauf peine de ne pas pouvoir caser toutes ses affaires. La traditionnelle banquette arrière à deux places a été ici remplacée par deux sièges individuels pouvant être retirés très facilement, ce qui est idéal pour charger de grosses choses. Par contre, le California perd son grand coffre de rangement (autrefois sous la banquette) au profit de petits bacs fort peu pratiques, placés sous les assises.

Moins « van », plus « monospace »
Volkswagen a réservé trois mécaniques pour son nouveau California : 2.0 TSI (204 ch et 320 Nm), 2.0 TDI (150 ch et 360 Nm), ainsi qu’une proposition plug-in hybride 1.5 eHybrid 4x4 (245 et 250 Nm). Sur la route, le California est assurément plus à l’aise que l’ancien, basé sur le Transporter 6.1. Le silence de fonctionnement est appréciable, les suspensions filtrent bien les dégâts des routes et les mouvements de caisse. C’est simple, une grande partie des 2.358 kg à vide l’engin semblent gommés par l’excellent comportement du Multivan et son moteur très volontaire dont les performances semblent à la limite disproportionnées par rapport à la vocation de l’engin.
Sur long trajet autoroutier, nous avons consommé une moyenne de 8,5 litres/100 km, ce qui n’est pas mal avec un gros van peu aérodynamique, lourd, presque neuf et à moteur à essence ! Pour le reste, on retrouve les nombreuses aides à la conduire présentes dans le Multivan avec leurs lot d’alertes sonores. Heureusement, il ne faut pas trop chercher pour les déconnecter ! Seul le régulateur de vitesse qui s’adapte automatiquement en fonction des panneaux de vitesse se montre irritant à l’usage car il détecte les limitations sur les parkings adjacents aux autoroute, ce qui provoque le freinage brusque du van sans raison…

Petit appartement moderne
Pour transformer le California en chambre, il suffit de replier les dossiers des sièges arrière et d’étendre le matelas en trois partie qui se trouve dans le coffre. On se retrouve alors avec un lit d’1,88 m de long, mais de seulement 1,06 m de large, la faute à la cuisine. Pour plus de largeur (1,33 m), il faut alors opter pour un California Beach qui se passe de mobilier intérieur. Lorsque le toit est relevé, il est possible de se tenir debout dans le véhicule pour cuisiner. Lorsqu’on baisse la couchette du dessus, on découvre un autre lit plus généreux, de 2,06 x 1,14 m, ce qui n’est toujours pas très large. S’il était encore possible de dormir à deux dans le même lit à l’intérieur de l’ancien California, cela paraît plus compliqué dans l’actuel, ou il faut du moins être très amoureux !
Toutes les fonctions liées au camping sont désormais réunies dans un petit écran intégré au montant arrière droit, à la façon d’une tablette. Il est possible de commander les très nombreux éclairages disséminés partout dans le véhicule, le chauffage stationnaire qui est très efficace, la régulation du frigo, et d’avoir accès à de très nombreux paramètres du véhicule. Chaque chose est parfaitement à sa place et Volkswagen montre une nouvelle fois sa grande expérience en matière d’aménagement.

Conclusion
Avec le T7 California basé sur le Multivan, Volkswagen marque un grand tournant dans l’histoire de son van aménagé. Plus routier et plus pratique à utiliser à quotidien, il a malheureusement renoncé à quelques aspects de confort des anciens modèles de la lignée. Pour les vacances ou les longs week-end, cela risque de ne pas être pratique.

Volkswagen T7 California Ocean : spécifications
Moteur : essence, 4 cylindres, 1.984 cm3, 204 ch et 320 Nm
Transmission : aux roues avant
Boîte de vitesses : automatique à double embrayage 7 rapports
L/l/H (mm) : 5.173/ 1.941 / 1.972
Poids à vide (kg) : 1.254
Volume du compartiment à bagages (l) : /
De 0 à 100 km/h (sec) : 9,9
Vitesse maximale (km/h) : 203 km/h
Consommation mixte WLTP (l/100 km) : 9,1 à 9,4
CO2 (g/km) : 207
Prix : 80.803,80 euros
Taxe de mise en circulation : Flandre : 0 euros ; Wallonie et Bruxelles : 867,30 euros
Taxe de circulation : Flandre : 132 euros ; Wallonie et Bruxelles : 211,36 euros
Écomalus Wallonie : 245 euro
- Comportement routier amélioré
- Aménagement, finition
- Panneau de commande fonctions camping réussi
- Image
- Pas assez d’espaces de rangement
- Lits étroits
- Perte d’aspects pratiques (table dans le coffre, etc.)
- Prix élevé
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