La France et la Belgique ont décidé d’échanger les données relatives aux titulaires d’immatriculation auteurs d’infractions routières. C’est le cas depuis l’été 2016. Du coup, les données relatives au domicile des contrevenants routiers belges, peuvent être demandées plus facilement aux autorités du Royaume. Les contrevenants belges reçoivent directement un courrier de la part des autorités françaises les invitant à payer l’amende. Le même processus vaut bien évidemment pour les conducteurs français en Belgique.

Le grand avantage de cet accord bilatéral, c’est que les autorités belges et françaises peuvent échanger des données concernant toutes les infractions routières (en ce compris les infractions de stationnement par exemple).

Des vitesses en baisse

Depuis le 1er juillet 2018, la France a revu à la baisse la vitesse maximale autorisée sur certaines routes. La vitesse étant la première cause des accidents mortels en France (soit 31 % !), et plus particulièrement sur les routes à double sens dépourvues de berme centrale, la vitesse maximale autorisée sur ces routes est passée de 90 à 80 km/h. De quoi, selon le Gouvernement français, sauver de 300 à 400 vies chaque année.

Pour le reste du réseau routier, la limitation de vitesse demeure inchangée mais doit être adaptée aux conditions météorologiques. Dans les faits, cela donne 130 km/h sur autoroute (110 par temps de pluie et 50 si visibilité inférieure à 50 m), 110 km/h sur route à deux chaussées séparées par un terre-plein central (100 par temps de pluie et 50 si visibilité inférieure à 50 m), 80 km/h sur les routes à double sens dépourvues de berme centrale (80 par temps de pluie et 50 si visibilité inférieure à 50 m) et enfin 50 km/h en agglomération.

Combien ça coûte ?

Jalonnées de radars, les routes françaises requièrent la plus grande prudence et ce, même si 94 % des excès de vitesse relevés sont de moins de 20 km/h. Le montant de l’amende est différencié si le dépassement de vitesse a eu lieu en ville ou hors agglomération et est, bien entendu, proportionnel à la gravité de l’infraction.

En ville, un excès de vitesse allant jusqu’à 20 km/h au dessus de la norme vous sera facturé 135 €. Hors agglomération, le montant varie comme suit : 68 € pour un excès inférieur à 20 km/h, 135 € si inférieur à 50 km/h et 1.500 € si la vitesse excède de 50 km/h la norme. En cas de récidive, un excès de vitesse supérieur à 50 km/h sera facturé 3.750 € !

Il faut néanmoins noter qu’en France, une tolérance de 5 km/h est appliquée par défaut sur toute vitesse mesurée. Une véhicule qui est lancé à 138 km/h sur autoroute verra donc sa vitesse corrigée à 133 km/h. Enfin, les montants évoqués ci-dessus sont forfaitaires. Ils peuvent dès lors faire l’objet d’une majoration.

Du neuf sur les routes

Depuis le 1er mars 2017, des nouveaux panneaux indiquant la présence de radars automatiques voient le jour. Ceux-ci mentionnent la limitation de vitesse à respecter afin d’éviter toute erreur de jugement de la part du conducteur. En outre, les « radars leurres » sont désormais signalés par des panneaux qui ne précisent pas la limitation de vitesse mais plutôt la distance à parcourir pendant laquelle ce type de radar est susceptible d’être posé. Une distance qui peut varier de 5 à 80 kilomètres. Des radars qui peuvent être présents ou non, en fonctionnement ou non, et dont la mise en place a débuté en 2016.

Enfin, toujours depuis 2017, les radars mobiles sont exploités par des sociétés privées. Le Ministère de l’Intérieur a lancé un appel d’offres pour confier la mission à d’autres personnes que les forces de l’ordre, celles-ci ne pouvant pas dédier tout leur temps aux contrôles de vitesse.

Ces derniers sont appelés à devenir plus importants, ce qui débouchera tout logiquement sur plus d’amendes.

Conclusion

Le code de la route français en matière de vitesse excessive est clair. Très logiquement, les excès de vitesse en ville seront davantage sanctionnés qu’hors agglomération. Il s’agit de protéger les usagers de la route vulnérables comme les piétons et les cyclistes.

Dans tous les cas, les contraventions commises outre-Quiévrain feront l’objet d’un PV qui vous sera gracieusement envoyé en Belgique par les autorités françaises. Pour éviter tout écueil, autant donc respecter les limitations de vitesse en tenant bien compte de la nouvelle législation sur les chaussées à double sens dépourvues de terre-plein central.

Bonne route !