Ces résultats ont été obtenus par L’Echo et De Tijd sur un échantillon de 22.000 participants volontaires sur leur plateforme Coach Mobilité, qui permet à chacun d’optimiser ses parcours en optant pour des alternatives. Il en ressort que le conducteur belge perd en moyenne près de 100 heures par an dans les files (98,6h). Un temps considérable, qui correspond à plus de 12 journées de travail (8h). Au total, les conducteurs auront passé 280h par an derrière leur volant, soit l’équivalent de 35 jours.

Bruxelles, point noir de la mobilité

Sans surprise, les principaux problèmes se situent aux abords de Bruxelles, avec en moyenne un trajet 180% plus long que le temps nécessaire en situation idéale. Le Brabant Wallon est directement impacté par les navetteurs se rendant à la capitale. Ainsi, à partir de Wavre, le temps de trajet moyen sera augmenté de 160% aux heures de pointe. En venant de La Louvière, ce temps sera de 150%. Et c’est bien pire encore en Flandre, où il n’est pas rare de voir le temps de parcours doublé pour se rendre à Anvers, Malines ou encore Alost.

Alternatives peu intéressantes

Une situation dramatique… mais qui s’avère pire encore en transports alternatifs. En effet, sur l’ensemble des résultats calculés, la voiture s’est montrée en moyenne 80% plus rapide sur des trajets similaires réalisés en transports en commun. Une perte de temps qui s’explique notamment par les « ruptures de charge » dans les trajets des utilisateurs, ces moments où le navetteur doit passer d’un transport à l’autre.

Ici par contre, Bruxelles fait office de bon élève, avec un temps moyen en transport supérieur de 4% seulement en moyenne au temps réel nécessaire en voiture pour un trajet identique. Il est même plus rapide au départ de nombreuses villes, notamment depuis Namur (79%), Wavre (88%) et Mons (93%).

Parcours du combattant

En revanche, atteindre les autres villes Belges s’avère nettement plus compliqué. En Wallonie, à peine… 1% des trajets soumis sur le Coach Mobilité de l’Echo/De Tijd était plus rapide en transports alternatifs ! Mons est la ville qui affiche le plus de lacunes en la matière, avec un temps de parcours doublé par rapport à la voiture.

La Flandre fait mieux que la moyenne nationale avec un retard de « seulement » 7% par rapport au temps réel en auto, et 20% des trajets plus intéressants par les alternatives vers les villes d’Anvers, Courtrai ou Saint-Nicolas. En revanche, pour se rendre à Gand, Genk, Malines, Louvain ou Turnhout, la voiture s’est montré la meilleure option dans toutes les situations.