Une semaine en électro-mobilité : Un enfer ! (PARTIE 5)

Après six jours d’essai de la mobilité électrique totale, l’expérience arrive tout doucement à son terme. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que nous ne sommes pas au bout de nos (mauvaises) surprises.

Une semaine en électro-mobilité : Un enfer ! (PARTIE 5)

Hier, je vous expliquais que je n’ai pas loin de la panne « sèche » après mon périple dans les Ardennes où les bornes de recharge sont aussi courantes que les parcs aquatiques dans le désert ! Retour donc à mon supermarché pour faire le plein de « jus ». Malheureusement, une Kona électrique occupe déjà « ma » place. Ses propriétaires, des touristes anglais, n’hésitent à aller en Allemagne à son bord. Avec l’aide d’une application, ceux-ci ont trouvé cette borne. Contraints et forcés de patienter pendant une heure et demi pour recharger leur batterie, ces britanniques n’ont d’autre solution que d’attendre sur leur parking désert, dans ce centre commercial sinistre un dimanche en fin de journée. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, ils se reposent à même le sol, à l’ombre du Lidl. On a connu des voyages plus glamour ! Comme ils se sont branchés sur la prise rapide de 50 kWh, je n’ai d’autre choix que de raccorder ma voiture sur le chargeur de 9 KWh. Du coup, la voiture m’annonce un temps de recharge de 13h20. Pas le choix, je dois laisser ma voiture sur place pour la nuit. Me voilà de nouveau sur ma fidèle trottinette pour rentrer chez moi.

Libéré, délivré

De retour à la maison, je dois recharger ma patinette cette fois : quand ce n’est pas l’une, c’est l’autre ! Cela dit, c’est beaucoup plus facile que la voiture puisqu’on peut l’emporter à l’intérieur. Le soir, je suis invité à barbecue. Pas le choix, en l’absence de la Kona, je m’y rends avec celle qui me rend tant de bon services depuis près d’une semaine. Avec la bouteille de vin, les brochettes et la salade dans un sac à dos, ce n’est pas évident ! Heureusement que je suis seul. Le lendemain, c’est le stress. J’espère que la voiture a bien chargé durant la nuit, sous peine de ne pas pouvoir la ramener chez Hyundai, à Kontich.  Après un énième trajet en trottinette, je retrouve la Kona bien branchée et chargée. Ouf, je vais pouvoir la ramener sans soucis ! Arrivé sur le parking de chez Hyundai, je souffle enfin. Le quotidien avec une voiture électrique est désormais du passé. Dans la foulée, l’importateur de la marque me donne la possibilité d’essayer un autre véhicule de la gamme, diesel cette fois. Imaginez le soulagement lorsqu’on peut à nouveau faire plus de 700 km avec un plein, sans se soucier sans cesse de comment on va le faire ! Au final, cette expérience a été très intéressante. La voiture électrique pour tous n’est certainement pas une réalité pour demain. Réservée à une élite et encore trop expérimentale, elle a besoin d’évoluer. D’un autre côté, rien ne sert non plus de la discréditer et de la rejeter hâtivement. Après tout, le moteur à explosion a mis de nombreuses années avant d’être au point et l’approvisionnement en carburant à lui aussi fait d’énormes progrès au fil des années. Pour le reste, l’avenir sera certainement fait de plusieurs choix d’énergies, motivés par l’usage que l’on fait du véhicule. Ce qui est sûr, c’est que les constructeurs automobiles et les Pouvoirs Publics ont encore du pain sur la planche…

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