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Ce pays pourrait bientôt interdire les hybrides rechargeables

C’est une étude qui va faire du bruit : en Suisse, les hybrides rechargeables sont qualifiés d’arnaques. Selon les conclusions des spécialistes, il s’agirait en effet des pires véhicules disponibles sur le marché. Mais pourquoi ?

David Leclercq David Leclercq | Publié le 17/01/2022 | Temps de lecture : 3 min

En Suisse, le canton du Valais a commandé une étude à la société Impact Living. L’idée consistait à évaluer les bienfaits écologiques des voitures hybrides rechargeables disponibles sur le territoire. Pour rappel, les hybrides rechargeables, ce sont ces voitures hybrides qui disposent d’une batterie de capacité plus importante (et qui peut être rechargée sur le réseau via une prise) et qui permet donc de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres à la seule force électrique.

Lorsque la batterie est vide, c’est alors le moteur thermique qui prend le relais. De cette façon, la consommation et les rejets peuvent donc être réduits au minimum. En tout cas lorsqu’on joue le jeu et qu’on roule le plus souvent possible à l’électricité. Oui, mais voilà : l’étude conclut en réalité que ces véhicules plug-in sont en réalité des pièges climatiques, car ils augmentent les émissions au lieu de les réduire.

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Pour quelles raisons ?

Les spécialistes qui ont mené l’étude ne mâchent pas leurs mots. Pour eux, l’hybride rechargeable n’est rien de moins qu’une arnaque, car les analyses montrent que les véhicules passés au banc d’essai consomment230% de plus que ce qui est annoncé par le constructeur.

La borne de recharge à domicile bientôt obligatoire ?

Marc Muller d’Impact Living indique que les résultats sont alarmants et que, au lieu des 1,5 à 2,5 l/100 km annoncés, on tourne plutôt autour d’une fourchette allant de 4 à 7 l/100 km. Soit le score d’un véhicule Diesel. Selon lui, les hybrides plug-in ne permettent donc pas d’améliorer la situation environnementale. « Pour moi, c’est une arnaque aux normes CO2, aux objectifs climatiques et aux consommateurs ! » a-t-il déclaré sur les ondes de la RTS.

L’autonomie électrique, un problème ?

Impact Living relève que l’autonomie des batteries est extrêmement faible et que les véhicules doivent donc pour continuer leur route basculer beaucoup trop rapidement sur le moteur thermique. La société maître d’ouvrage de cette étude reconnaît évidemment que les conditions routières suisses n’aident pas, car les utilisateurs se retrouvent rapidement en montagne (qui est un relief consommateur d’énergie) ou sur autoroutes.

Le fait est que l’hybride rechargeable est désavantagé sur ces terrains, car comme elle cumule motorisation hybride et électrique, elle souffre d’un poids nettement plus élevé qu’une voiture traditionnelle. Ce qui impacte naturellement aussi la consommation. Il n’y a donc qu’en ville qu’un intérêt pour ces véhicules existe pointe encore l’étude.

La fin des aides de l’État

En Suisse, ces véhicules sont surtout prisés pour leurs conditions pour les vendeurs de voitures, car lorsqu’ils vendent un hybride rechargeable, cela leur ouvre le droit de vendre deux voitures polluantes « en échange » (comprenez traditionnelles). Cette manière de procéder permet donc aux importateurs d’esquiver les amendes.

Suite à l’étude, le canton du Valais vient d’annoncer qu’il supprimait totalement les subventions offertes pour les véhicules hybrides rechargeables. Naturellement, cette mesure a fait bondir certains représentants du secteur qui indiquent qu’en descente (en montagne), la voiture recharge et que donc cela compense son empreinte supérieure à d’autres moments d’utilisation. Nous leur répondrons que c’est vrai, mais pour autant que la batterie ne soit pas pleine. Car si elle l’est, l’électricité issue de la déclivité avantageuse est tout simplement perdue (puisqu’il n’y a plus de place pour la stocker.

Les voitures hybrides ont dépassé le Diesel en Europe

En conclusion, Impact Living indique que les véhicules hybrides rechargeables constitueraient le pire univers de l’automobile combinant à la fois les inconvénients des moteurs thermiques (pollution de l’air, émissions de CO2, etc.) et ceux des moteurs électriques (poids et prix élevés). Notons que cette nouvelle étude ne fait que confirmer d’autres travaux menés sur le sujet, dont ceux de l’ONG Transport&Environment et de International Council on Clean Transportation (ICCT).

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