En effet, on peut donc s’offrir un V8 de 420 chevaux dans le coupé allemand pour le prix du 1.8 de 225 ch de la sportive française. Mais il faudra pour cela composer avec une voiture affichant déjà quelques kilomètres au compteur (entre 35.000 et 60.000 généralement) et âgée d’une bonne dizaine d’années. Il s’agira donc du précédent modèle de la R8, qui heureusement encaisse plutôt bien le poids des ans. Le plus gros souci en optant pour l’Audi sera donc de savoir comment l’a traité son précédent propriétaire, au risque de devoir consentir à d’important frais.

D’ailleurs en règle générale, si l’argent entre en ligne de compte au moment de faire votre choix, dirigez-vous vers l’Alpine, bien plus raisonnable en tout : TMC, TC, assurance, entretien… A contrario, un V8, il faut pouvoir l’assumer, tant pour les matières précitées que pour la consommation : près de 14l/100, quand sa concurrente du jour en annonce moins de la moitié sur le papier. Sans oublier les pièces d’usure (pneus, freins…) qui seront sensiblement plus chères du côté des anneaux.

Les différences sont évidemment notables à la conduite. L’Audi est une vraie GT, avec un V8 ronflant qui pousse très fort, un habitacle luxueux pour les occupants, et un comportement routier à la hauteur. Si vous ne jurez que par la puissance et envisagez de longs trajets, la R8 semble indiquée.

Mais si c’est vraiment la conduite sportive qui vous intéresse, on ne peut que vous recommander l’Alpine ! Plus légère, elle se montre plus vivante, plus incisive et plus joueuse aussi grâce à un châssis soigné aux petits oignons. Reste qu’il faut composer avec une boîte automatique obligatoire, quand sa concurrente peut encore se dénicher avec une transmission manuelle.