Pourquoi les Belges sont-ils en froid avec la voiture électrique ?

Selon une étude menée par l’entreprise de consultance Roland Berger, moins de Belges envisagent l’acquisition d’une voiture électrique qu’il y a deux ans et demi. Les raisons sont multiples…

Pourquoi les Belges sont-ils en froid avec la voiture électrique ?

Il y a deux ans et demi, plus d’un belge sur trois (35%) se disait prêt à acheter une voiture électrique. Ils ne sont plus qu’un sur quatre (25%) aujourd’hui. C’est ce qui ressort d’une enquête menée à travers 17 pays par la société Roland Berger. Le Belge (ou du moins le panel des 1.074 personnes sondées) se montre donc nettement plus réticent à l’électrification que les citoyens d’autres pays concernés, puisque la moyenne générale de l’étude atteint 40% !

Les raisons de cette méfiance sont nombreuses, et n’ont pas évolué depuis la précédente étude : un prix d’achat trop élevé reste le critère de rejet n°1 cité par 60% des sondés, devant l’autonomie trop faible et l’infrastructure de recharge trop limitée (ex-aequo 35%). Il est clair que la Belgique a de gros efforts à produire sur ce dernier point puisque selon l’Echo, il n’existerait chez nous que 1,4 borne de charge pour 100 km de route, contre 8,3 en Chine et… 29,3 chez nos voisins néerlandais.

En termes de volume toutefois, la Belgique est en passe d’exploser son record de 3.700 voitures électriques vendues en 2018 sous l’impulsion de Tesla et de sa Model 3. Fin octobre, le constructeur américain à lui seul, avait déjà écoulé plus de 3.000 voitures chez nous.