À Francfort, les Ecolos souhaite réduire drastiquement le trafic automobile superflu. Et la mesure pour y parvenir est étonnante : une vitesse maximale de 20 km/h dans le centre-ville pour décourager les déplacements. Une évolution logique ou nouvelle pression verte ?
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Et de deux : après le Conseil européen, c’est le Parlement européen qui vient de voter en faveur d’une norme Euro 7 affaiblie. Une négociation va maintenant s’engager avec la Commission qui était à l’origine du premier texte contraignant. Mais la perspective d’une norme Euro 7 forte plus protectrice de la santé publique semble avoir du plomb dans l’aile.
L’organisme Transport & Environment tire la sonnette d’alarme et pointe du doigt la mauvaise foi des constructeurs qui tentent par tous les moyens d’adoucir les règles de la future norme Euro 7. Leur argument : les petites voitures ne seront plus payables. Sauf que c’est déjà le cas, rétorque T&E, qui constate que leur prix a augmenté de 41% au cours des 4 dernières années !
De nombreuses villes européennes prévoient d’introduire de nouvelles zones à faibles émissions. Dans d’autres endroits, les règles sont assouplies ou supprimées à nouveau. C’est le cas d’Anvers, qui prévoit des mesures moins strictes pour les usagers les plus faibles à partir de 2024.
La norme Euro 7 fait actuellement couler beaucoup d’encre. Et elle continue de faire l’objet de tractations au plus haut niveau. Dernier rebondissement en date : le Parlement européen voudrait retarder sa mise en application à… 2030 pour protéger les consommateurs à faible revenu.
À côté des zones de basses émissions, d’autres types de zones se développent qui, elles, ne tolèrent plus aucun véhicule thermique. Ce sont les zones « zero emission ». C’est notamment le cas en Suède, à Stockholm où toutes les voitures thermiques seront interdites dans le centre-ville dès 2025. Ce type de restriction arriver-t-il bientôt chez nous aussi ?
Alors que les constructeurs se félicitent de l’assouplissement de la norme Euro 7 décidée par les autorités européennes, d’autres s’en offusquent. Et ce ne sont pas les organisations environnementales, mais bien les villes de Bruxelles, de Paris et de Rome qui viennent de déposer une pétition auprès du Parlement européen. Leur objectif : éviter les décès dus à la pollution atmosphérique.
Depuis des mois, l’Europe tente d’imposer la norme Euro 7 avec des règles nettement plus strictes pour les émissions. Mais les constructeurs n’en veulent pas, car elle ne permettrait pas de réduire significativement la pollution tandis qu’elle pourrait aussi provoquer la mort des petites voitures. Vrai ?
Dans les travaux visant à protéger l’environnement, l’automobile est souvent la première visée et notamment ses moteurs thermiques considérés comme les gros pollueurs. Cela dit, le moteur à combustion n’est pourtant pas la source principale de pollution atmosphérique. En effet, selon une étude menée par Emissions Analytics, les pneus produisent 100 fois plus de particules nocives qu’un moteur thermique moderne.
Le gouvernement néerlandais a décidé de débloquer 125 millions d’euros pour accélérer le déploiement de la voiture à hydrogène. L’objectif est d’arriver à faire circuler plusieurs milliers de ces automobiles sur les routes du pays dans les prochaines années ainsi que de construire une usine de production et d’ouvrir 40 stations-service. Vrai décollage en perspective ?
Sur proposition de l’Espagne, les 27 ministres européens réunis ce lundi à Bruxelles dans le cadre du Conseil compétitivité ont suivi les injonctions des constructeurs automobiles et ils ont décidé d’édulcorer les règles d’émissions prévues dans la norme Euro 7. Avec quelles conséquences ?