Connaissez-vous la norme Renta, ce référentiel utilisé en Belgique par les sociétés de leasing pour évaluer l’état d’un véhicule au moment de sa restitution ? Ce 1er mars, elle évolue et adopte des tolérances redéfinies et des exigences spécifiques pour les électriques. Autant de changements qui peuvent avoir un impact sur la facture adressée aux bénéficiaires de voitures de société lorsqu’ils changent de véhicule.
Leasing
Se débarrasser des voitures de société chinoises : voilà en résumé l’idée du président du parti socialiste flamand, Conner Rousseau. Vooruit qui fait partie de la coalition vient de déposer une proposition visant à n’accorder la déductibilité qu’aux voitures construites en Europe. Réaliste ?
En Belgique, les leasers et leurs clients jouent apparemment un rôle essentiel dans l’électrification du parc automobile. En effet, ceux-ci comptent pour plus de la moitié des véhicules électriques (EV) en circulation. Mais cette réalité confronte aussi les acteurs du leasing à plusieurs défis. En particulier, la valeur résiduelle très basse des voitures à batterie induit des durées de contrat de plus en plus longues.
En Belgique, 13.201 voitures circulent actuellement avec un contrat de leasing privé selon les chiffres de la fédération sectorielle Renta. Rapporté au marché total, ce volume reste symbolique : à peine 2,7% des voitures particulières louées à long terme par des sociétés de leasing. Mais pourquoi les Belges délaissent-ils cette formule ?
Habituellement, les contrats de voiture de leasing courent sur quatre ans. Mais ça pourrait changer. Car la société de leasing Ayvens propose désormais de porter la durée d’utilisation à six ans, au moins pour les modèles électriques. Cette mesure, présentée comme plus avantageuse pour l’environnement et le portefeuille, vise avant tout à solutionner le problème de la demande quasi nulle pour les voitures électriques sur le marché de l’occasion.
Le Belge n'a pas seulement une brique dans le ventre, mais aussi une voiture de fonction sous la croupe. Le Bureau fédéral du Plan a calculé que le régime de concession de ces véhicules génère un gouffre à milliards plus important qu'on ne le pensait. Le débat sur l'utilité des voitures de société reprend de plus belle, mais il y a aussi un bon côté à la chose.
Le marché des voitures de société est-il en train de changer ? Oui si on en croit l’Arval Mobility Observatory Belgium qui met en exergue le fait que l’arrivée de véhicules électriques plus abordables entraîne un glissement vers des voitures plus petites et qui, désormais, sont aussi moins chères mensuellement que leur équivalent thermique.
Si vous conduisez une voiture de société électrique, votre employeur vous remboursera généralement les frais de recharge à domicile. Malheureusement, le calcul de ces frais est ridiculement compliqué pour les employeurs. Le fisc a enfin trouvé une solution, même si elle n'est que temporaire.
Le nombre de voitures louées dans notre pays continue d’augmenter. C’est une bonne chose, même s’il y a des nuages noirs dans le ciel. De plus en plus de voitures de société sont électriques, mais à la fin du contrat, la valeur résiduelle est décevante et il est difficile de les vendre. La fédération sectorielle Renta demande des mesures de soutien urgentes pour stimuler les ventes de voitures électriques d’occasion aux particuliers.
Avec des voitures de plus en plus chères et dont les coûts sont parfois très incertains, de plus en plus de particuliers sont tentés par la formule du leasing privé. Et là aussi, la concurrence fait rage : ALD Automotive/LeasePlan et Volvo Car Belux viennent en effet de lancer une nouvelle formule ultra-flexible. De quoi convaincre définitivement ?
En Belgique, le passage à la voiture électrique sera le fait du marché des flottes. Car si celui-ci représente 70% des immatriculations de voitures neuves chaque année sur notre territoire, 60% des voitures de société sont désormais électriques ou hybrides rechargeables.