BMW est sans conteste le constructeur allemand qu’il faut suivre actuellement. Il faut dire que la maison munichoise fait mieux que tirer son épingle du jeu, surclassant largement ses rivaux que sont Audi et Mercedes en matière de résultats... et de voitures électriques. L’an dernier, BMW a su convaincre, écoulant plus de 368.000 voitures à accumulateurs, soit autant que ses deux concurrents réunis. Et ce n’est pas fini.
Car BMW se prépare à une nouvelle offensive, celle de Neue Klasse, une nouvelle génération de voitures électriques qui apportera une série de nouvelles technologies et une efficience inédite. Fin 2025, la marque lancera le SUV (remplaçant de l’iX3) tandis qu’en 2026, ce sera au tour de la berline de la classe de la Série 3 d’entrer en piste. Et là aussi, il y a de la densité dans la matière.

Le retour de l’i3 ?
Tout le monde a bien connu la petite berline électrique de BMW, l’i3, lancée en 2013 et qui a aujourd’hui disparue du catalogue. On sait que le SUV Neue Klasse qui sera lancé à la fin de cette année portera le nom iX3. En toute logique, la berline familiale qui lui emboîtera le pas devrait donc s’appeler i3, ce qui serait une suite logique dans la nomenclature de BMW (i4, i5, i7).
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Plus fondamental : la Neue Klasse va apporter de gros changements sur le plan du style, comme l’ont fait comprendre les concepts-cars présentés jusqu’ici. Cette originalité dans le style ne sera d’ailleurs pas que le fait des modèles électriques, mais aussi l’apanage des versions thermiques de la future Série 3. Parmi les traits distinctifs quasi certains, il faut épingler le nouvel ensemble calandre/phares qui un long élément de chaque côté des narines. À l’arrière, les feux seront désormais implantés très en hauteur et ils se prolongeront jusqu’au centre de la malle. La carrosserie sera aussi moins angulaire qu’actuellement afin de soigner l’aérodynamique, caractéristique essentielle chez les voitures électriques.

Techno
Les habitudes des « béhèmistes » risquent aussi d’être malmenées dans l’habitacle qui présentera un grand écran tactile au centre, mais aussi du Vision Panoramic, où l’instrumentation est projetée dans un puits sans fond à la base du pare-brise et sur toute sa largeur. Ce qui signifie donc que le passager peut lui aussi afficher certaines informations. Le système dispose d’un contrôle vocal avancé de l’Assistant Personnel Intelligent BMW (dopé à l’IA forcément) permet de commander la voiture de manière intuitive et sans effort.
Que de l’inédit
Comme son nom l’indique, la Neue Klasse est partie d’une feuille blanche. Ce qui signifie que tout est nouveau, à commencer par la plate-forme... qui reste attachée au principe de la propulsion. Logique en électrique, même si, chez BMW, cette caractéristique fera forcément plaisir aux puristes. Il y aura aussi des versions à 4 roues motrices qui se distingueront par un moteur asynchrone monté à hauteur d’essieu avant.

Les moteurs sont aussi inédits et ils annoncent des progrès en termes d’efficience. Par rapport à la 5e génération, BMW promet une réduction des pertes d’énergie de 40%. Ils sont aussi 10% plus légers et 20% moins chers qu’actuellement.
Simplification
Comme on l’a déjà abordé pour le SUV, la future i3 sera une voiture « logicielle » ou SDV (Software Defined Vehicle) qui puisera ses racines dans quatre super calculateurs plutôt que dans une kyrielle de puces. Cette simplification permettra des calculs plus rapides de l’interface tandis qu’elle accélèrera aussi les mises à jour à distance, over the air.
La puissance de calcul permettra aussi d’accroître la dynamique de conduite et donc le plaisir selon BMW. Le « Heart of Joy » pourra en effet « traiter les informations dix fois plus vite que les systèmes précédents pour les sous-fonctions de la chaîne cinématique, des freins, de la charge, de la récupération et de la direction », précise la marque.

Mais avec une voiture électrique, on veut aussi pouvoir voyager le plus loin possible. Ce sera le fait des nouvelles cellules cylindriques et de l’assemblage « cell-to-pack » (directement dans la batterie, sans passer par le besoin de modules). L’architecture de bord sera en 800 V. Avec une densité en hausse de 20%, BMW annonce des autonomies meilleures de 30% comparativement avec les modèles i actuels et un temps de charge plus rapide de 30%. Sachant que les puissances dépassent déjà les 200 kW, cela laisse donc avec une perspective de pics de puissance de l’ordre de 270 kW à la grosse louche, soit 300 km en 10 minutes. Sans que BMW ne communique encore officiellement dessus, on peut s’attendre donc à des autonomies tournant autour des 700 km WLTP. Ce qui laisse espérer 500-550 km d’autonomie réelle.
Pas si bon marché ?
La future i3 se mesurera naturellement à la Tesla Model 3. Mais il ne faudra toutefois pas attendre des tarifs similaires qui démarrent à 40.000 euros. La technologie de BMW est encore chère et doit être amortie. Poliment, la marque allemande explique de son véhicule sera positionné plus haut de gamme, ce qui signifie certainement des prix de départ situés entre 50.000 et 60.000 euros. À voir si le marché l’acceptera...
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