La petite nouvelle de chez Tesla peut-elle ridiculiser l’une des sportives les plus emblématiques de tous les temps, la BMW M3 ? Pour le savoir, les journalistes de Top Gear ont confronté les deux voitures sur 4 exercices : une Drag Race (0-400m départ-arrêté), un 0-100-0 km/h (test d’accélération et de freinage), un tour de circuit et enfin… un exercice plus axé sur le fun et la maniabilité, le drift.

Toujours gagnante à l’accélération

Sans surprise, avec son couple de camion (638 Nm contre 550 Nm pour la M3) et ses quatre roues motrices, la Model 3 Performance s’en sort mieux sur les deux premiers exercices, au niveau de l’accélération. Mais il est intéressant de constater que la bavaroise met moins de temps à s’arrêter grâce à ses gros freins et son poids inférieur (1.560 kg contre 1.850 kg pour la Tesla).

Sur un tour de circuit, l’expérience de BMW Motorsport devrait parler. Et pourtant, à nouveau, la M3 est battue d’1,9 seconde. On demande à vérifier sur la longueur et avec un pilote professionnel… Côté drift – on ne comprend pas bien l’intérêt de cet exercice – la Model 3 est battue, pour la première fois et cette fois, sans surprise. En effet, les 4 roues motrices rendent la manœuvre particulièrement compliquée.

La sportivité à tout prix ?

Il n’empêche : oui, la Tesla Model 3 Performance est sans aucun doute une fabuleuse voiture avec une motricité et une tenue de route dont aimeraient bénéficier beaucoup de sportives. Mais les voitures électriques routières ont-elles vraiment pour vocation d’être ultra-sportives ? Ne faudrait-il pas privilégier l’autonomie ? Est-ce cohérent avec ce que l’on attend d’une voiture électrique ? On ne fait que poser la question. La M3, elle, on sait pourquoi elle a été créée et elle est parfaitement cohérente, nul ne peut le contredire…