L’arrivée des constructeurs automobiles chinois a profondément rebattu les cartes du marché européen ces dernières années. Des constructeurs comme BYD et Leapmotor connaissent une croissance soutenue, mais cette progression se fait forcément au détriment des parts de marché de marques plus traditionnelles…
Industrie - Page 3
En 2005, une berline à 7.500 euros a suffi à faire trembler tout un marché. Vingt ans plus tard, l'avance-prix de Dacia a fondu et les Chinois talonnent la marque sur son propre terrain, celui du tarif comprimé. Le constructeur roumain doit réagir et il va le faire avec quatre modèles électriques d'ici 2030. Reste à savoir si le miracle d’il y a 20 ans est reproductible.
Sur le premier marché automobile du monde, quatre nouvelles voitures sont lancées chaque jour. Si c’est une prouesse industrielle, le client, lui, décroche complètement. Il hésite, temporise et se demande si le modèle repéré ce mois-ci ne sera pas déjà dépassé au suivant. Ou quand l’automobile passe à la fast fashion.
Longtemps, BMW a incarné le constructeur premium qui traversait la crise sans sourciller, notamment grâce à sa nouvelle génération de voitures électriques « Neue Klasse ». Sauf qu’on apprend que la marque rejoint la longue file des entreprises allemandes en restructuration. Et voici les conséquences.
Il y a un an, Elon Musk mettait fin à une brève carrière en politique… Une carrière particulièrement controversée et qui avait coûté de nombreux clients à Tesla. Aujourd’hui, le constructeur automobile américain est bel et bien de retour. Au mois de juin, le Model Y a même frôlé la première place des ventes en Europe.
Décidément, en Europe, les usines automobiles ferment les unes après les autres. Cette fois, c’est celle de Douvrin, au sud de Lille qui est concernée. Stellantis va bientôt mettre la clé sous la porte. Cette unité assurait l’assemblage des moteurs thermiques PureTech et elle employait encore 6.000 personnes jusqu’il y a quelques années...
Chery pose enfin le pied en Belgique, et pas avec n'importe quel argument. Le constructeur mise sur les familles là où les autres marques du groupe, Omoda et Jaecoo, jouaient plutôt la carte du style urbain ou du baroudeur. Reste à savoir si cette offre va convaincre dans un marché qui reste morose.
Selon une étude, il faudrait aujourd’hui 53.000 euros pour acquérir une voiture électrique contre 37.000 euros cinq ans plus tôt. La facture a-t-elle grimpé ? En fait, non, c’est l’inverse : les prix auraient fortement diminué et notamment en raison d’un critère bien spécifique.
Certaines voitures neuves sortent déjà des chaînes de production sans le moindre récepteur radio. L’écoute ne passe plus alors que par le smartphone ou la data embarquée. Le problème, c’est que cela pourrait s’étendre très bientôt à tous les modèles. Faut-il dès lors s’attendre à voir disparaître la traditionnelle radio de nos habitacles ?
Les voitures modernes sont littéralement truffées de puces électroniques ! Or, celles-ci se font de plus en plus rares sur le marché, les entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle en achetant des quantités colossales pour équiper leurs centres de données... Voilà qui pourrait à nouveau entraîner une hausse des prix sur le marché automobile !
Deux ans après leur entrée en vigueur, les surtaxes européennes sur les voitures électriques chinoises affichent un bilan à double tranchant : les volumes ont ralenti, mais le prix, lui, n'a presque pas bougé. Un rapport de T&E objective ce paradoxe qui agace Bruxelles.
Chez BYD, le pantouflage ne semble pas poser le moindre problème… Bien au contraire ! Un ancien ministre du gouvernement Orbán vient d’être engagé par le constructeur automobile chinois, pour lequel il avait autrefois déroulé le tapis rouge en facilitant, à coups de subsides, l’implantation d’usines en Hongrie.