Le marché automobile européen débute 2026 en repli (-3,6 %). Certes, la baisse est modérée, mais les contrastes sont spectaculaires : marque fétiche des particuliers, Dacia plonge de 35% tandis que les constructeurs chinois enregistrent des croissances à trois chiffres. Un tournant ?
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Des marques comme BYD, MG et Xpeng ont conquis nos routes à une vitesse record. Mais tandis que le consommateur regarde surtout le prix attractif et les gadgets modernes, les services de sécurité occidentaux observent avec une attention croissante ce qui se passe sous le capot. Ces voitures sont-elles moins innocentes qu’elles n’en ont l’air ?
L’insécurité professionnelle n’est dans aucun secteur aussi forte que dans l’automobile. De nouveaux chiffres révèlent que les dirigeants du secteur dorment mal partout dans le monde, tandis qu’en Allemagne — cœur battant de la production automobile européenne — les coups deviennent de plus en plus violents.
L’Europe poursuit son offensive contre les importations de voitures électriques chinoises à bas prix. À l’avenir, les voitures électriques qui pourront bénéficier de subsides devront être composées à 70% de pièces fabriquées sur le sol européen. Il existe cependant une exception importante et toutes les marques automobiles ne voient pas cette règle d’un très bon œil.
Alors l’électrification semblait tenir les rênes de l’industrie automobile depuis plusieurs années, Stellantis opère un virage stratégique inattendu : après avoir longtemps affirmé que l’avenir serait 100 % électrique, le groupe réintroduit les motorisations diesel au sein de sa gamme européenne. Cette décision reflète une nouvelle approche construite autour des attentes des consommateurs, de la rentabilité et d’un marché électrique moins explosif que prévu.
Selon la presse allemande, Volkswagen doit consentir à des économies plus importantes que prévu. Et malgré un accord antérieur avec les syndicats, certains tabous sont de nouveau remis en question. Après Audi Brussels et Dresde, d’autres sites pourraient être sacrifiés.
L’Empire du Milieu, aujourd’hui premier marché automobile mondial, s’apprête à bouleverser à nouveau l’esthétique et l’ergonomie des habitacles modernes. Après s’être attaqué aux poignées de porte affleurantes, ces éléments rétractables qui disparaissent dans la carrosserie au profit de lignes plus épurées, Pékin s’en prend désormais au demi-volants, connus également sous le nom de « yoke ».
Depuis le début de l’année, les constructeurs peuvent opter pour une alternative aux droits d’importation supplémentaires frappant les voitures électriques produites en Chine. Un premier modèle profite désormais de ce nouveau régime. Est-ce le début d’un changement plus large dans les règles d’importation ?
Se débarrasser des voitures de société chinoises : voilà en résumé l’idée du président du parti socialiste flamand, Conner Rousseau. Vooruit qui fait partie de la coalition vient de déposer une proposition visant à n’accorder la déductibilité qu’aux voitures construites en Europe. Réaliste ?
Longtemps relégué à l’arrière-plan par les SUV, le monospace pourrait-il amorcer un retour en Europe ? Face à des familles confrontées à des SUV plus chers et souvent moins spacieux qu’attendu, ce format rationnel revient actuellement au centre des débats, aussi parce qu’il signe un retour sur d’autres marchés. Bientôt aussi chez nous ?
Après des mois d’incertitudes stratégiques et de changements de cap, la Mercedes Classe A devrait faire son grand retour sur le devant de la scène automobile. C’est en 2028 que celle qui sera toujours l’entrée de gamme sera commercialisée, sous une forme très différente.
Derrière la hausse des ventes de voitures électriques neuves en 2025, le marché européen de l’occasion cale. Le rapport de l’ACEA documente l’effondrement de la valeur résiduelle des véhicules électriques. Un phénomène qui pénalise directement la seconde main et qui fait fuir les acheteurs particuliers.
En acceptant de continuer à vendre des voitures thermiques neuves après 2035, la Commission européenne redessine-t-elle la trajectoire d’électrification du parc automobile ? C’est qu’une analyse prospective prédit avec une part de marché de voitures à accumulateur qui pourrait plafonner à 85%. Un nouveau frein pour l’industrie ?