Avec la guerre en Iran, les prix du pétrole sont repartis nettement à la hausse. En Belgique, le Diesel a franchi les 2,01 euros/l. Une situation durable ? Apparemment non, car un poids lourd de l'industrie pétrolière norvégienne prédit l'exact opposé : un effondrement du baril autour des 60 dollars dès que la crise iranienne se terminera. Peut-on le croire ? Voici ses arguments.
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Le Diesel franchit les 2 euros à la pompe dès jeudi en Belgique. La guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz font grimper les prix à des niveaux inédits depuis octobre 2023. Et l’annonce de l’AIE de puiser dans les réserves stratégiques ne change rien. Faut-il que le gouvernement agisse ? Et comment ? On fait le point.
Le Diesel B7 pourrait atteindre – voire dépasser – les 2 euros/litre dans les prochains jours en Belgique. Car le contexte géopolitique continue de se dégrader. Ce week-end, les Israéliens ont bombardé pour la première fois des exploitations pétrolières iraniennes. Tous les indicateurs sont au rouge.
Des projets pilotes autour de l’essence E20 ont été lancés en Allemagne. Moins chère et plus écologique que l’E10, elle suscite toutefois des inquiétudes : Volkswagen tire la sonnette d’alarme et avertit que tous les modèles ne sont pas compatibles avec ce nouveau carburant. Voici tout ce qu’il faut savoir à son sujet.
Non, les investissements dans les moteurs à combustion ne sont pas à l’arrêt. Ils entrent au contraire dans une nouvelle phase, poussée notamment par le ralentissement de la transition vers l’électrique. La nouvelle génération de moteurs thermiques adopte une approche globale : un seul bloc capable de fonctionner avec presque les carburants, de l’essence en passant par les e-fuels ou l’hydrogène et même avec du Diesel. Ces moteurs omnivores pourraient-ils incarner l’avenir de l’automobile ?
Intervenues ce samedi, les frappes contre l’Iran ont déjà fait décoller le prix du baril de 9%. Et ce ne serait qu’un début, car l’Iran a déjà interdit l’utilisation du détroit d’Ormuz par les navires. L’OPEP+ vient d’augmenter sa production ce dimanche. Mais en cas d’embrasement général, les analystes prédisent déjà un baril à 120 dollars avec pour conséquence, une explosion des prix à la pompe. Réaliste ?
Alors que la voiture électrique s’impose progressivement dans les immatriculations belges, les recettes fiscales issues des carburants atteignent pourtant des sommets. Un paradoxe ? Pas vraiment, car l’évolution du parc automobile ne se traduit pas par une baisse mécanique des volumes taxés.
Malgré un contexte international tendu, le pétrole continue d’affluer sur les marchés. L’excédent est tel que les cours restent sous pression et pourraient encore reculer dans les prochains mois. Certains scénarios évoquent désormais un baril à 50 dollars. Jusqu’où peut aller la baisse et que peut-on espérer à la pompe ?
La Belgique pourrait-elle devenir un des grands centres de recherche autour des carburants synthétiques ? C’est en bonne voie, car à Feluy, TotalEnergies vient d’investir dans les techniques expérimentales de la transformation du CO₂ en e-fuels. Depuis que l’Union européenne a abandonné l’idée d’interdire les moteurs thermiques en 2035, on s’attend à une nouvelle course technologique. Et la Belgique se retrouve donc sur la grille de départ.
En Flandre, le déploiement des bornes de recharge publiques devra fortement s’accélérer dans les prochaines années. D’ici 2030, le nombre de points de recharge et la puissance disponible devront être multipliés par trois pour suivre la croissance du marché des voitures électriques. En Wallonie, l’objectif reste pour l’instant d’assurer une couverture de base. Mais on est loin du compte...
Longtemps pilier du marché belge, le Diesel n’est plus qu’une ombre de lui-même. La faute à une fiscalité défavorable et, surtout, aux choix politiques radicaux de ces dernières années. Certes, il existe encore quelques pistes pour le voir survivre. Mais aboutiront-elles en 2026 ? On fait le point.